Caractéristiques de l’AOMI chez les octogénaires et nonagénaires : enseignements de la cohorte COPART - 27/02/25
, François-Xavier Lapébie 2, Loubna Dari 3, Julien Magne 1, Emmanuel Messas 4, Guillaume Goudot 4, Joël Constans 3, Carine Boulon 3, Philippe Lacroix 1, Romain Chauvet 1, Mathilde Cane 1, Alessandra Bura-Rivière 2Riassunto |
Introduction et objectifs |
Les patients très âgés sont peu inclus dans les études portant sur l’AOMI, alors que c’est dans leur tranche d’âge que la pathologie est la plus fréquente, et que la population mondiale vieillit. Les données spécifiques à cette population, comme leurs caractéristiques et leur prise en charge, restent rares. L’évolution dans le temps de ces éléments est peu connue. L’objectif principal a été de déterminer les caractéristiques des patients très âgés pris en charge pour une AOMI. L’objectif secondaire a été de décrire les tendances de ces caractéristiques dans le temps.
Méthodologie |
Les sujets de la cohorte COPART, des patients hospitalisés pour la prise en charge d’une AOMI dans 4 CHU depuis 2006, constituaient notre population. Ceux dans le 75e percentile pour l’âge étaient considérés comme très âgés ; ceci correspondait aux plus de 80 ans. Ils ont été comparés au 25e percentile pour l’âge, les moins de 62 ans. Des analyses descriptives avec test de Mann-Whitney et Chi2 de Pearson ont été menées. Ces analyses ont ensuite été réalisées sur le groupe de plus de 80 ans, comparant ceux inclus en 2006–2007 à ceux inclus en 2018–2023.
Résultats |
Les plus de 80 ans comprenaient 787 sujets contre 785 chez les moins de 62 ans. Les plus de 80 ans présentent plus souvent une ischémie critique, mais une prise en charge chirurgicale (hormis l’amputation majeure) similaire et une prise en charge médicale optimale moins importante que les moins de 62 ans. Chez les plus de 80 ans inclus en 2018–2023, il y a une prise en charge à un stade d’AOMI encore plus avancé que chez les 2006–2007 (73,5 % d’ischémie critique vs 55,2 %, p=0,002) et une majoration des revascularisations dans ce groupe (63,4 % vs 29,8 %, p=0,0001). Il y a aussi une majoration de l’hypertension (93,2 % vs 75,9 %, p=0,0001), du diabète (50,8 % vs 31,4 %, p=0,006) et de la dyslipidémie (61,9 % vs 40,2 %, p=0,002). Le traitement médical optimal était plus prescrit lors de l’hospitalisation initiale (71,8 % vs 69,2 %, p=0,0001 pour les antiagrégants, 84,5 % vs 53,2 %, p=0,001 pour les statines et 54,8 % vs 51,9 %, p=0,0001 pour les IEC/ARA2), mais peu poursuivi à 1 an (51,8 % vs 40,0 %, p=0,308 pour les antiagrégants, 51,2 % vs 50,0 %, p=0,917 pour les IEC/ARA2) à l’exception des statines.
Conclusion |
Il y a une amélioration dans l’instauration du traitement médical optimal chez les octogénaires et nonagénaires. Sa poursuite à 1 an reste faible, malgré un stade d’AOMI plus grave et plus de comorbidités cardiovasculaires. La revascularisation en cas d’ischémie critique s’est considérablement majorée.
Il testo completo di questo articolo è disponibile in PDF.Mots clés : Artériopathie oblitérante des membres inférieurs, Épidémiologie
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Vol 50 - N° 1
P. 34 - marzo 2025 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
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