Résultats à court terme des greffes de peau en pastilles dans les ulcères des membres inférieurs - 27/02/25
, Judith Catella, Anne Long, Azeddine AddalaRiassunto |
Introduction et objectifs |
La greffe de peau en pastille, introduite en 1869, est l’une des méthodes la plus couramment utilisée pour traiter les ulcères des membres inférieurs lorsque les techniques conventionnelles sont insuffisantes pour obtenir une cicatrisation complète.
Notre étude avait pour objectif principal de déterminer le taux de cicatrisation des ulcères des membres inférieurs six mois après une greffe de peau en pastille, et en second lieu, d’identifier les facteurs prédictifs de cicatrisation ainsi que le taux de récidive à 12 mois.
Méthodologie |
Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique réalisée dans l’unité de médecine vasculaire de l’hôpital Édouard-Herriot, aux hospices civils de Lyon, et incluant les patients présentant des ulcères de peau, quelle que soit l’étiologie, ayant bénéficié d’une greffe de peau en pastille entre janvier 2015 et décembre 2022.
Résultats |
Parmi les 49 ulcères étudiés, le taux global de cicatrisation complète à 6 mois était de 45 %, sans différence significative en fonction de l’étiologie.
L’analyse univariée a mis en évidence trois facteurs prédictifs de retard de cicatrisation : une taille d’ulcère initiale supérieure à 10 cm2, une ancienneté de l’ulcère dépassant 10 mois, et un délai de plus de 4,5 mois entre la revascularisation et la greffe pour les ulcères d’origine artérielle.
Discussion |
Ce taux de cicatrisation de 45 % est cohérent avec les données des études similaires. Nous rapportons un pourcentage élevé de patients greffés pour des ulcères artériels (41 %).
L’absence de différence significative de cicatrisation en fonction de l’étiologie suggérerait que les greffes de peau pourraient être envisagées indépendamment de l’étiologie des ulcères, dès lors que le patient n’est pas en ischémie critique.
Les facteurs de retard de cicatrisation, tels que la taille et l’ancienneté de l’ulcère, ont déjà été signalés dans la littérature. Cependant, l’impact du délai post-revascularisation sur la greffe n’avait jamais été rapporté, soulignant l’importance d’une collaboration étroite entre médecins et chirurgiens vasculaires afin de ne pas retarder la greffe et maximiser les chances de succès.
Conclusion |
Ainsi, la greffe de peau en pastille reste une option réservée aux échecs des prises en charge standards. La présence de facteurs de retard de cicatrisation justifie parfois de discuter d’autres prises en charge.
Il testo completo di questo articolo è disponibile in PDF.Mots clés : Ulcères, Greffe
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Vol 50 - N° 1
P. 48 - marzo 2025 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
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