Enquête de pratique sur l’utilisation de la phytothérapie par les patients atteints de sclérodermie systémique - 27/02/25
Riassunto |
Introduction et objectifs |
Les traitements de la sclérodermie systémique (SSc) sont proposés en fonction du bilan lésionnel de chaque organe et d’efficacité variable. Dans ce contexte et celui du développement des médecines alternatives, les patients peuvent être tentés d’avoir recours à des thérapeutiques non évaluées scientifiquement. Les praticiens n’en sont pas toujours avertis. L’objectif était de réaliser une enquête ponctuelle sur les pratiques en phytothérapie chez les patients SSc.
Méthodologie |
Enquête déclarative par des patients SSc sur les pratiques en phytothérapie lors de la journée du Scleroderma Day sur Grenoble le 05/07/2024.
Résultats |
Sur les 33 patients présents, 23 patients ont répondu au questionnaire, 8 ont déclaré avoir recours à des médecines complémentaires (4 yoga, 4 relaxation/méditation, 3 acupuncture, 1 chiropraxie, 1 cohérence cardiaque, 1 orthophonie, 1 ostéopathie). Neuf patients ont déclaré avoir recours à la phytothérapie sous différentes formes (4 huiles essentielles, 1 tisane, 2 fleurs de Bach, 2 probiotiques, 3 huiles végétales, 3 gemmothérapie). Parmi les huiles essentielles, on retrouvait le ciste, l’hélichryse, la gaulthérie, le girofle, le tea tree, et le ravintsara, notamment avec pour objectif : d’assouplir la peau, de limiter l’inflammation et les infections (ORL, herpès, dentaire). La moyenne des notes d’efficacité attribuées était de 7,2/10 (allant de 4 à 10) et le coût mensuel moyen était d’environ 65 euros.
Discussion |
Le classement des plantes selon leur utilisation déclarée, quelle que soit la forme révèle: des plantes adaptogènes (cassis, ginseng asiatique), des plantes cicatrisantes (hélichryse, ciste), des plantes améliorant la souplesse de la peau (hélichryse, ciste, argan, onagre, bourrache), des plantes anti-infectieuses (thym, tea tree, ravintsara, girofle), des plantes de la digestion (noyer, figuier, propolis, spiruline), des plantes du stress (mélange rescue, fleurs de Bach non précisées) et des plantes des douleurs et céphalées (arnica, gaulthérie, menthe). Il n’y avait a priori pas de pratiques à risque de toxicité identifiable.
Conclusion |
Les pratiques des patients déclarées en phytothérapie sont nombreuses et hétérogènes sur un échantillon de patients très faibles, ce qui sous-tend une utilisation sans doute sous-évaluée et sous-estimée par les praticiens. Ce point devrait être abordé de manière plus systématique lors des prises en charge médicale conventionnelle afin de mieux informer sur des interactions médicamenteuses ou pratiques éventuellement à risque.
Il testo completo di questo articolo è disponibile in PDF.Mots clés : Sclérodermie systémique, Phytothérapie
Mappa
Vol 50 - N° 1
P. 49 - marzo 2025 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
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