Place des anti-XI dans la prévention du risque de maladie thromboembolique veineuse après chirurgie orthopédique majeure - 27/02/25
Riassunto |
La chirurgie orthopédique majeure s’associe à un risque élevé de maladie thromboembolique veineuse (MTEV), justifiant l’utilisation d’une thromboprophylaxie par anticoagulants. Les anticoagulants oraux directs (AOD), les héparines de bas poids moléculaire (HBPM) et le fondaparinux sont les molécules de référence évaluées dans cette situation. De façon plus récente, l’inhibition du facteur XI apparaît comme une stratégie prometteuse en prévention de la MTEV, car le déficit congénital en facteur XI semble diminuer le risque thromboembolique sans augmenter le risque hémorragique spontané ou sévère. Différentes classes de médicaments anti-facteur XI ont été développées, parmi lesquelles des anticorps monoclonaux, des petites molécules de synthèse ou des oligonucléotides anti-sens. Certains d’entre eux ont été évalués dans la prévention de la MTEV suivant la pose de prothèse totale de genou (PTG). Quatre études de phase 2 impliquant un anticoagulant anti-XI analysant près de 1800 patients au total sont actuellement terminées. Ces essais ont impliqué un oligonucléotide antisens : IONIS-FXIRx (comparant l’enoxaparine sous-cutanée-SC à 2 doses SC de IONIS-FXIRx débutée 36jours avant chirurgie et poursuivie 3jours postopératoires), 2 anticorps monoclonaux : l’osocimab (comparant 2 doses intraveineuses-IV préopératoires ou 4 doses postopératoires d’osocimab à l’enoxaparine et à l’apixaban) et l’abelacimab (testant 3 doses IV postopératoires d’abelacimab à l’enoxaparine), et une petite molécule de synthèse : milvexian (testant 7 doses orales postopératoires de milvexian à l’enoxaparine). Les résultats de ces essais sont encourageants, montrant notamment une supériorité de ces nouvelles molécules utilisées aux plus fortes doses vs l’enoxaparine, administrées avant chirurgie (IONIS FXI, osocimab) ou après chirurgie (abelacimab, milvexian), sans augmentation significative du risque hémorragique et avec une bonne tolérance générale. Leur bénéfice/risque doit maintenant être confirmé aux doses sélectionnées par des essais thérapeutiques de phase 3. L’application clinique de ces différents médicaments dépendra notamment de leur demi-vie respective, justifiant un nombre limité d’injection pour les oligonucléotides anti-sens et les anticorps monoclonaux. Aucunes données concernant les anticoagulants anti-XI ne sont actuellement disponibles pour les autres chirurgies orthopédiques majeures.
Il testo completo di questo articolo è disponibile in PDF.Mots clés : Maladie thromboembolique veineuse, Anticoagulant
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Vol 50 - N° 1
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