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Complications de l’arthroscopie de l’épaule - 05/12/11

Doi : 10.1016/B978-2-294-71318-7.00019-8 
H. Coudane 1, T. George 1, F. Claudot 2, P. Hardy, SFA 3
1 Service de chirurgie arthroscopique, traumatologique et orthopédique de l’appareil locomoteur (ATOL), hôpital central, CHU de Nancy, 29, avenue du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny, 54035 Nancy cedex, France. 
2 Service de médecine légale et droit de la santé, Faculté de médecine, BP 184, 54505 Vandœuvre cedex, France. 
3 Service d’orthopédie-traumatologie, hôpital Ambroise-Paré, université Paris-Ouest, CHU de Paris-Ouest, 9, avenue Charles-de-Gaulle, 92100 Boulogne, France. 

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Mots clés :Arthroscopie. : – Épaule. : – Complication. : – Anesthésie. : 
Keywords:Arthroscopy. : – Shoulder. : – Complication. : – Anesthesia. : 

Résumé

Il est difficile de déterminer rétrospectivement le taux réel de complications après une arthroscopie de l’épaule. L’Association américaine d’arthroscopie (AANA) a fait une enquête en 1988 sur 10 000 cas d’arthroscopies de l’épaule et en 2001, la Société française d’arthroscopie (SFA) a fait le même travail. Il en ressort que des complications peuvent survenir malgré des protocoles d’anesthésie, d’installation et d’intervention rigoureux, sans que cela signifie une négligence de l’opérateur.

L’arthroscopie de l’épaule est une intervention chirurgicale en tant que telle et peut apporter un bénéfice certain au patient. Nous avons en France des règles établies en 1994 qui précisent qu’une consultation préopératoire doit être faite par le médecin anesthésiste et le chirurgien. Durant cette consultation, chacun doit expliquer au patient les complications essentielles qui peuvent survenir pendant ou après l’intervention. Depuis mars 2002, une loi plus précise concernant l’information donnée au patient impose au chirurgien, quel que soit son mode d’exercice (public ou privé), de fournir au patient des explications claires et intelligibles concernant ses complications potentielles et de lui remettre un document écrit explicitant ces complications.

L’arthroscopie de l’épaule est habituellement pratiquée sous anesthésie générale avec le patient installé en décubitus latéral ou en position semi-assise («beach chair position»). Les complications de l’anesthésie générale ne sont pas particulières à l’anesthésie de l’épaule. L’incidence de ces complications est certainement inférieure à 0,5 %.

Les complications potentielles de l’anesthésie spinale sont sérieuses et nous connaissons un patient qui a présenté une syringomyélie après une anesthésie spinale avec une paralysie totale du membre supérieur !

À la suite d’une anesthésie locorégionale par bloc interscalénique, les complications neurologiques sont rares. Leur cause est difficile à déterminer car de nombreux facteurs peuvent être impliqués : atteinte neurologique par la traction, par la voie d’abord chirurgicale, par une compression liée à un hématome, ou par traumatisme direct du nerf lors de l’anesthésie locorégionale.

Le risque de lésion nerveuse lors de cette anesthésie locorégionale sera minimisé par l’usage d’un électrostimulateur, pratiqué chez un malade conscient.

Les différentes voies d’abord peuvent exposer aux risques de traumatismes nerveux, musculaires, tendineux ou vasculaires : nerf axillaire, artère circonflexe postérieure, tendon du long biceps, nerf suprascapulaire, veine céphalique. L’élément anatomique le plus volontiers traumatisé est le nerf musculocutané. Toutes ces structures peuvent et doivent être évitées en pratiquant des voies d’abord sûres et appropriées.

Une migration, une rupture, une déformation des différents instruments ou implants peuvent survenir.

L’extravasation du liquide de lavage dans les tissus mous durant une arthroscopie de l’épaule est fréquente et difficilement évitable, mais en utilisant une pression contrôlée, cet aspect d’épaule pseudoathlétique peut être moins spectaculaire.

Le taux d’infection est inférieur à celui observé dans les chirurgies ouvertes. Mais ces infections peuvent néanmoins survenir et doivent être traitées de façon appropriée.

Comme l’écrivait Norman Sprague III, «il n’y a pas de chirurgie sans risque de complications».

Abstract – Complications After Shoulder Arthroscopy

It is very difficult to determinate retrospectively the real rate of complication after shoulder arthroscopy; the complications committee of the Arthroscopy Association of North America has collected in 1988 a series of approximately ten thousand arthroscopy cases concerning shoulder procedures. In 2001, the Société française d’arthroscopie (SFA) did the same work about complications arthroscopy shoulder procedures. Complications can occur despite the best care and don’t indicate negligence or careless behavior. Shoulder arthroscopy is a real surgical procedure and represents a real advance for patients. However arthroscopy procedures are sometimes followed by complications.

We know that in France a rule was published in 1994 to precise the compulsory necessity to present the patient to a preoperative consultation which must be done by an anesthetic physician before the operative procedure. During this consultation, surgeon and anesthetic physician must explain to the patient the essential complications that may occur during the surgical procedure immediately after, or in the future… Since march 4th 2002, according to a famous law of French’s state, all the surgeons who practice in private or public institutions are constrained to explain the patient the rate of these complications and are required compulsory to give the patient a written document announcing the complications.

Shoulder arthroscopy is usually carried out under general anesthesia with the patient in a lateral decubitus position or in a half-sitting position, called the “beach chair” position. The complications of general anesthesia are not unique to shoulder arthroscopy. The incidence of anesthetic complications is certainly lower than 0,5%.

The potential complications of spinal anesthesia are very serious and we know a patient who presented a posttraumatic syringomelia after a spinal anesthesia with a total palsy of the upper limb. Rarely a neurologic deficit occurred following an anesthetic block; the etiology is difficult to determinate because of the multiple causes that might be involved : nerve damage due to the traction applied with a commercial device in the lateral decubitus position, or to surgical procedure (portals), or to a nerve compression caused by local bleeding compression or nerve injuries caused by regional anesthesia. The risks of nerve injuries caused by regional anesthesia are minimized by the use of electrical stimulation in a lightly or non-sedated patient.

The anatomical portal explained the risk of damage nerves, muscles, tendons and vessels : axillary nerve, posterior circumflex artery, long biceps tendon, suprascapularis nerve, cephalic vein can sometimes be damaged; the most significant anatomical structure which is potentially damaged is certainly the musculocutaneous nerve. All these structures can be and should be avoided. The damage is generally due to incorrect drilling technique, especially during assessment of Bankart repair.

In addition, some postoperative idiopathic brachial neuritis may occur.

Loosening, breaking, bending, migration are usually secondary to technical errors during the procedure.

Extravasation of fluid into the soft times during shoulder arthroscopy procedures is common and unavoidable. Using a pressure controlled pump system perhaps decreases the postoperative “athletic-like aspect” of the shoulder.

The rate of infection of the subacromial bursa or glenohumeral joint is less important compared with the opened procedures. But infections and hematoma formations may occur even after arthroscopic shoulder procedures and they should be treated appropriately.

Arthroscopic procedures probably have a lower incidence of infection, hematoma simply because much less soft tissues dissection are required. But surgical complications are unavoidable and even if our goal is to reduce the incidence of these complications as much as possible, it is a rule in France to explain to the patient the incidence of these complications.

As Norman Sprage III wrote it, “No surgical procedure is without risks or complications.”

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