Résumé

Mycoplasma (M.) hominis est un mycoplasme opportuniste retrouvé dans moins de 10 % des cas au niveau du tractus génital chez la femme. Il peut être responsable d'infections gynécologiques et néonatales, mais également d'infections extragénitales, en particulier chez l'immunodéprimé. Le diagnostic des infections à M. hominis se fait par culture sur des milieux riches, adaptés. Des kits de détection des mycoplasmes urogénitaux commercialisés permettent une identification aisée de M. hominis. Comme tous les mycoplasmes, M. hominis ne présente pas de paroi et résiste à tous les antibiotiques agissant à ce niveau dont les bêtalactamines. Trois grandes classes d'antibiotiques, les tétracyclines, les fluoroquinolones et les macrolides et apparentés sont utilisées pour traiter les infections à M. hominis, ce mycoplasme présentant des résistances naturelles dissociées aux macrolides. Des résistances acquises in vivo sont actuellement décrites chez M. hominis pour les trois classes utilisées. La conjonction des éléments bactériologiques et cliniques est nécessaire pour décider de l'opportunité d'un traitement adapté de l'infection à M. hominis.



Mots-clés : Mycoplasma hominis, commensal, infections gynécologiques, extragénitales, néonatales, tétracyclines, macrolides et fluoroquinolones, résistances naturelle et acquise, immunodépression

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