Résumé

La maladie de Nicolas et Favre, ou lymphogranulomatose vénérienne (LGV), est une maladie sexuellement transmissible due aux sérovars invasifs L1-L3 de Chlamydia trachomatis. Elle est l'une des cinq maladies vénériennes initialement décrites, telles que la syphilis, la gonorrhée, le chancre mou et la donovanose. De répartition mondiale, c'est une maladie endémique dans les régions tropicales et subtropicales et exceptionnelle dans les pays industrialisés jusqu'à ces dernières années. Une recrudescence de l'infection dans une forme rectale chez les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes est en cours depuis 2004 en Europe, États-Unis et Australie, notamment chez les patients séropositifs pour le virus de l'immunodéficience humaine. La LGV est une maladie systémique chronique dont le point de départ est une ulcération génitale souvent méconnue, révélée par deux tableaux cliniques principaux, l'adénite inguinale et la rectite aiguë. Le diagnostic différentiel doit éliminer les autres causes d'ulcérations génitales ou une maladie de Crohn et dans la phase tardive chronique, une néoplasie. Le diagnostic de certitude repose sur la mise en évidence de C. trachomatis sérovars L au niveau du site infecté. Une antibiothérapie par cyclines pendant au moins trois semaines représente le traitement de choix.


Mots-clés : Chlamydia trachomatis, Lymphogranulomatose vénérienne, Maladie de Nicolas et Favre, Ulcération génitale, Rectite


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