Résumé

Parmi les sièges classiques de pathologie dégénérative de la main et du poignet, on démembre les arthroses digitales (regroupant l'arthrose des interphalangiennes proximales et distales, l'arthrose des métacarpophalangiennes des doigts longs et du pouce), les arthroses péritrapéziennes (regroupant l'arthrose trapézométacarpienne, appelée rhizarthrose, et l'arthrose scapho-trapézo-trapézoïdienne) et, plus rarement, l'arthrose du poignet (radio-ulnaire distale, radiocarpienne, intracarpienne et pisotriquétrale). Le diagnostic est essentiellement clinique. Quel que soit le site, l'arthrose a une apparition insidieuse et peut n'atteindre qu'une articulation ou plusieurs à la fois. Elle se manifeste par plusieurs signes qui peuvent être associés : douleur mécanique ; gonflement ; déformation ou désaxation ; diminution de la mobilité. La confirmation est le plus souvent limitée à la radiographie standard. Une recherche de cause autre que les facteurs de risque classiques (hormonaux, notamment la ménopause, l'obésité, les microtraumatismes et des facteurs génétiques) est nécessaire lorsque la pathologie survient de façon inhabituelle (précocement ou sur un site habituellement respecté). L'altération de la qualité de vie peut être importante, proche de celle des patients polyarthritiques. Le traitement est d'abord médical, à adapter à chaque site et selon chaque patient, mais parfois chirurgical dans les formes rebelles.

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Mots clés : Arthrose, Main, Poignet, Épidémiologie


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