Les infections de la main nécessitant un traitement chirurgical regroupent les panaris, les phlegmons des gaines des tendons fléchisseurs, les abcès des espaces cellulo-graisseux, les arthrites et les rares ostéomyélites avec collection intra-osseuse ou sous périostée. La présence d’une collection purulente impose un drainage chirurgical dans le but de limiter la nécrose tissulaire et de favoriser la pénétration des antibiotiques.

La prise en charge des infections aiguës de la main de l’enfant obéit à un schéma précis tant sur le plan diagnostique que thérapeutique (encadré ci-contre). Le diagnostic est parfois difficile à poser, surtout chez le jeune enfant. Il repose sur un interrogatoire précis de l’enfant et de son entourage (traumatisme récent, morsure, piqûre, environnement, état immunologique) et un examen clinique attentif (recherche de points douloureux, mobilisation digitale, œdème et rougeur localisée…). La radiographie standard est systématique à la recherche d’une lésion osseuse associée (lyse, fracture, décollement épiphysaire) ou de corps étranger. Le doute peut nécessiter le recours à des examens complémentaires (échographie, IRM) s’ils sont faciles à obtenir. Ils permettent de confirmer le diagnostic et de rechercher un éventuel corps étranger non visible sur les radiographies standards Ils ne doivent en aucun cas retarder la prise en charge chirurgicale. Dans certains cas (phlegmon des gaines par exemple), le doute diagnostique ou la suspicion imposent l’exploration chirurgicale d’emblée. Il existe en effet une relation directe entre le délai de prise en charge et la rapidité de guérison, ainsi que la survenue d’éventuelles complications.

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