Résumé

Les lésions traumatiques du tarse antérieur et de l'avant-pied font souvent, plus encore que les traumatismes de l'arrière-pied, figure de parent pauvre de la pathologie en général et de la traumatologie en particulier. Elles nécessitent pourtant une attention particulière car elles peuvent laisser de graves séquelles, en particulier douloureuses non seulement pour la marche mais aussi pour le chaussage et même pour la simple station debout. Leur diagnostic est souvent difficile car les radiographies simples sont le siège de superpositions qui peuvent les rendre difficilement interprétables ; en particulier, une lésion même déplacée de l'articulation de Lisfranc peut être occultée et passer inaperçue ; la tomodensitométrie, à l'ère où cette radiographie est proposée comme premier examen en urgence pour tout polytraumatisme, devrait s'imposer en cas de simples contusions du pied. Le traitement primaire est en effet le garant d'un résultat fonctionnel tardif correct ; il consiste en la réduction précise de ces fractures en sachant que l'arthrodèse en bonne position, en particulier pour les fractures du naviculaire et les fractures luxations de l'interligne de Lisfranc, est parfois la solution de choix qui peut être pratiquée même en urgence.

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Mots clés : Fracture, Os naviculaire, Métatarsien, Phalange, Orteils

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