Résumé

Les fractures et luxations du talus ne peuvent être envisagées comme une entité. Du fait de la configuration spatiale complexe de cet os central de la cheville, on distingue les fractures totales (corps et col) et les fractures parcellaires (processus postérieur, processus latéral, tête). Parmi ces dernières, on doit encore isoler les lésions ostéochondrales, appelées « du dôme de l'astragale » ou LODA, qui feront l'objet d'une question à part. Toutes ces lésions ont leurs spécificités, soit par leur présentation clinique, leur physiopathologie ou leur prise en charge diagnostique. Elles partagent également le défi technique qu'elles imposent aux chirurgiens dans leur traitement et un taux de complications encore très élevé et pourvoyeur de résultats fonctionnels parfois décevants. L'étude extensive qu'ils ont faite de la vascularisation, des mécanismes vulnérants, la plus grande précision des indications thérapeutiques et les innovations techniques récemment à notre disposition (ostéosynthèse percutanée, outil arthroscopique et arthroplastie de cheville) permettent de tempérer le pessimisme des chirurgiens pionniers et font reculer le recours à des chirurgies délabrantes comme la talectomie ou les arthrodèses pantaliennes préconisées par nos prédécesseurs.

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Mots clés : Talus, Fracture totale, Fracture parcellaire, Lésion ostéochondrale, Ostéonécrose aseptique


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