Résumé

Le traitement des parasitoses digestives (protozooses et helminthoses), cosmopolites ou tropicales, conduit le plus souvent à l'éradication définitive du parasite en cause. Ce succès est obtenu grâce à une pharmacopée historiquement bâtie sur trois classes thérapeutiques (5-nitro-imidazolés, benzimidazolés et praziquantel), habituellement bien tolérées et dont les indications sont bien validées. Cet arsenal antiparasitaire s'est progressivement enrichi avec des indications thérapeutiques nouvelles (ivermectine, albendazole et praziquantel) et de nouvelles molécules (nitazoxanide et fumagilline). L'absence de preuve parasitologique, en particulier en cas d'hyperéosinophilie isolée, amène à discuter un traitement présomptif. De rares situations cliniques non contrôlées par un traitement de première intention nécessitent de démasquer les « faux échecs » (diagnostic parasitaire erroné, parasitose en cause non identifiée, traitement inadapté ou incorrectement suivi, recontamination) avant d'envisager une authentique résistance parasitaire et de proposer une alternative thérapeutique. Le traitement antiparasitaire de populations particulières (femmes enceintes, enfants et immunodéprimés) justifie une approche plus contrainte. La prévention au quotidien repose sur le contrôle du péril fécal et l'éviction des conduites à risque.

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Mots clés : Parasites, Tube digestif, Protozooses, Helminthoses


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