Résumé

Les fractures de l'extrémité distale du tibia relèvent de traumatismes à haute énergie par compression axiale. Elles se situent dans une région anatomique dont l'enveloppe tissulaire est fine et particulièrement exposée. Le traitement chirurgical doit assurer une réduction osseuse aussi précise que possible tout en respectant les tissus environnants. L'ostéosynthèse doit être stable pour autoriser une mobilisation précoce. La planification opératoire est un moment essentiel de la prise en charge et se fait par l'observation clinique rigoureuse et l'interprétation radiologique exacte des caractéristiques de la fracture. La complexité métaphysoépiphysaire de ces lésions requiert une imagerie par tomodensitométrie avec reconstruction multiplanaire. Le développement d'implants anatomiques à stabilité angulaire et l'amélioration récente de la définition des voies d'abord chirurgicales ont clairement changé le pronostic de ces lésions. La reconnaissance de l'importance de l'intervalle chirurgical libre avant l'ostéosynthèse définitive est le principe ayant certainement le plus sécurisé leur prise en charge. Aussi, la possibilité d'une approche mini-invasive pour certaines fractures contribue à cette sécurisation.

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Mots clés : Fracture du tibia distal, Fracture du pilon tibial, Fracture du plafond tibial, Ostéosynthèse par plaque verrouillée, Enclouage centromédullaire verrouillé, Ostéosynthèse mini-invasive, Fracture articulaire


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