Résumé

Le rhumatisme à apatite est caractérisé par des dépôts de microcristaux d'hydroxyapatite, soit extra-articulaires, à l'origine de fréquentes pathologies périarticulaires sous forme de poussées très aiguës, soit intra-articulaires, moins fréquents et moins bien reconnus, pouvant se manifester par une arthrite aiguë ou une arthropathie dégénérative chronique. Les deux entités périarticulaire et articulaire de cette pathologie microcristalline affectent le plus souvent l'épaule, mais bien d'autres sites peuvent en être atteints. Les dépôts peuvent être idiopathiques ou apparaître dans des contextes particuliers, tels qu'une insuffisance rénale avec hémodialyse, un diabète, des désordres hormonaux. Des facteurs génétiques semblent être impliqués. Des problèmes pathologiques peuvent être engendrés par l'utilisation des apatites dans la pose des prothèses. Des signes radiologiques peuvent orienter le diagnostic, en particulier dans des sites inhabituels, en association à un test de dépistage rapide reposant sur la coloration au rouge d'alizarine, non spécifique. Leur identification certaine repose sur des techniques chères de microscopie électronique ou de diffraction aux rayons X. D'autres techniques sont en voie de développement. Il n'existe pas de traitement étiologique du rhumatisme à apatite, mais le traitement symptomatique des poussées aiguës périarticulaires associe à des degrés divers les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les antalgiques, les infiltrations de corticoïdes, la ponction-aspiration-lavage. Dans les formes à localisations multiples, le produit phosphocalcique doit être diminué. Les arthropathies sévères nécessitent le recours à la chirurgie, alors le plus souvent prothétique.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Hydroxyapatite, Apatite, Rhumatisme microcristallin, Calcification


Plan


© 2012  Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.