Médecine

Paramédical

Autres domaines


S'abonner

Infection pulmonaire à Mycobacterium malmoense. Difficultés diagnostiques et de thérapeutiques - 11/04/17

Doi : 10.1016/j.rmr.2016.05.012 
D. Huet a, , B. Godbert b, J. Hermann b, J.-M. Zordan b, F. Chabot a, C. Andréjak c
a CHRU de Nancy, bâtiment des spécialités médicales Philippe Cantion, rue du Morvan, 54511 Vandoeuvre-les-Nancy cedex, France 
b Service de pneumologie, hôpital Robert-Schuman, 57070 Vantoux, France 
c Service de pneumologie et de réanimation respiratoire, CHU Sud, 80080 Amiens, France 

Auteur correspondant.

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement ou un achat à l’unité.

pages 5
Iconographies 3
Vidéos 0
Autres 0

Résumé

Introduction

L’infection pulmonaire à Mycobacterium malmoense est un diagnostic difficile, pouvant être responsable d’un retard à la mise en place d’un traitement optimal, celui-ci étant par ailleurs mal codifié.

Observation

Nous rapportons l’observation d’un patient âgé de 56 ans ayant présenté une infection pulmonaire à Mycobacterium malmoense dont le diagnostic a été retardé du fait d’une suspicion initiale d’infection pulmonaire à Mycobacterium tuberculosis. Une fois le diagnostic confirmé, le patient a été traité de façon empirique par rifampicine, éthambutol et clarithromycine pendant 12 mois après négativation des cultures soit 15 mois. L’évolution radio-clinique a été favorable.

Discussion

Notre observation souligne les difficultés diagnostiques des infections pulmonaires à mycobactéries atypiques qui reposent sur les critères diagnostiques de l’American Thoracic Society et en particulier pour Mycobacterium malmoense, mycobactérie non tuberculeuse (MNT) peu fréquente en France. Il existe aujourd’hui de nouvelles techniques diagnostiques telles que le GenoType Mycobacteria Direct®. La deuxième problématique reste le traitement mal codifié de cette MNT et de nombreuses autres qui reposent sur les recommandations de la British Thoracic Society. Un registre national a été mis en place par le réseau MycoMed, basé essentiellement sur le travail des microbiologistes. Il n’est malheureusement pas exhaustif.

Conclusion

Une déclaration plus systématique pourrait permettre des études de cohortes et donner des informations à propos des molécules les plus efficaces pour le traitement des MNT les plus rares.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Summary

Introduction

Pulmonary infection due to Mycobacterium malmoense can be difficult to diagnose. These difficulties can be responsible for a delay in the implementation of optimal treatment. Moreover, the treatment is not standardized.

Observation

We report the case of a 56-year-old patient who developed a Mycobacterium malmoense pulmonary infection whose diagnosis was delayed due to initial suspicion of pulmonary Mycobacterium tuberculosis infection. Once the diagnosis was confirmed, the patient was treated empirically with rifampicin, ethambutol, and clarithromycin for 12 months after culture conversion, giving a total of 15 months. The clinical and radiological outcomes were favorable.

Discussion

This clinical case highlights the difficulties of diagnosing pulmonary atypical mycobacterial infection according to the American Thoracic Society criteria, particularly Mycobacterium malmoense, a non-tuberculous mycobacterium (NTM) quite uncommon in France. Currently, there are new diagnostic techniques such as GenoType Mycobacteria Direct®. The second issue is the poorly standardized treatment of this NTM and many others, that are based on the recommendations of the British Thoracic Society. A national register has been set up by the MycoMed network, based essentially on the work of microbiologists but this register is unfortunately not exhaustive.

Conclusion

A more systematic reporting strategy could allow cohort studies and therefore provide us with data on the most efficient drugs in the treatment of the rarest NTM infections.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Mycobacterium malmoense, Infection respiratoire basse, Diagnostic, Traitement

Keywords : Mycobacterium malmoense, Lower tract pulmonary infection, Diagnosis, Treatment


Plan


© 2016  SPLF. Publié par Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Ajouter à ma bibliothèque Retirer de ma bibliothèque Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Vol 34 - N° 3

P. 257-261 - mars 2017 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • Un adénome des glandes muqueuses bronchiques réséqué par voie endoscopique
  • C. Vergnenègre, J. Hureaux, B. Morvant, T. Urban, T. Jeanfaivre
| Article suivant Article suivant
  • Dépistage des cancers bronchopulmonaires par tomodensitométrie thoracique à faible dose dans la Somme
  • O. Leleu, M. Auquier, O. Carre, B. Chauffert, A. Dubreuil, V. Petigny, B. Trancart, P. Berna, V. Jounieaux

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement ou un achat à l’unité.

L'accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement ou un achat à l'unité.

Déjà abonné à cette revue ?

;

Mon compte


Plateformes Elsevier Masson

Déclaration CNIL

EM-CONSULTE.COM est déclaré à la CNIL, déclaration n° 1286925.

En application de la loi nº78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez des droits d'opposition (art.26 de la loi), d'accès (art.34 à 38 de la loi), et de rectification (art.36 de la loi) des données vous concernant. Ainsi, vous pouvez exiger que soient rectifiées, complétées, clarifiées, mises à jour ou effacées les informations vous concernant qui sont inexactes, incomplètes, équivoques, périmées ou dont la collecte ou l'utilisation ou la conservation est interdite.
Les informations personnelles concernant les visiteurs de notre site, y compris leur identité, sont confidentielles.
Le responsable du site s'engage sur l'honneur à respecter les conditions légales de confidentialité applicables en France et à ne pas divulguer ces informations à des tiers.