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Somnolence, syndrome d’apnées hypopnées obstructives du sommeil et pression positive continue - 14/03/18

Sleepiness, continuous positive airway pressure and the obstructive sleep apnea hypopnea syndrome

Doi : 10.1016/j.rmr.2017.04.005 
L. Lerousseau
 Service de pneumologie, centre hospitalier d’Antibes, 107, avenue de Nice, 06600 Antibes, France 

Résumé

La somnolence diurne excessive est un symptôme majeur au cours du syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil. Le plus souvent, la somnolence est nettement améliorée par le traitement par pression positive continue (PPC). Lorsque nécessaire, la façon pertinente pour attester la disparition de la somnolence est d’effectuer un test de maintien de l’éveil. Lorsqu’une somnolence résiduelle sous PPC est objectivée, il est nécessaire d’effectuer une enquête diagnostique. Il convient d’abord de s’assurer que le traitement est pleinement efficace (index d'apnées hypopnées<10/h), avec prise en charge des limitations de débit (polysomnographie sous traitement) et que la PPC est suffisamment utilisée (> 6 h/nuit). Si c’est le cas, il faut passer en revue l’ensemble des situations responsables de somnolence et prendre en charge une dépression, une insuffisance de sommeil, une prise de toxiques, une obésité, un syndrome de jambes sans repos ou un trouble du rythme circadien veille-sommeil. Si cette enquête reste négative, le test itératif de latence d’endormissement permet d’objectiver la somnolence (latence<8min) et peut permettre le diagnostic d’hypersomnie d’origine centrale (narcolepsie, hypersomnie idiopathique ou hypersomnie secondaire à une pathologie médicale). Dans quelques rares cas (environ 6 % des patients), on conclura à l’existence d’une hypersomnie centrale secondaire au syndrome d’apnées hypopnées obstructives ou une hypersomnie « lésionnelle » due à l’hypoxie intermittente. Depuis 2011, les médicaments stimulants de l’éveil n’ont plus qu’une autorisation restreinte à la narcolepsie en France. Ils peuvent cependant être proposés par dérogation aux autres hypersomnies neurologiques sur prescription d’un centre de référence ou de compétence de l’hypersomnie.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Summary

Excessive daytime sleepiness is a major symptom in cases of the obstructive sleep apnea-hypopnea syndrome. Most often, it is vastly improved by treatment with continuous positive airway pressure (CPAP). The most effective way to confirm its disappearance is through wakefulness maintenance testing. If residual sleepiness remains, despite CPAP, further diagnostic investigation must be carried out. Firstly, it must be assessed whether the treatment is fully effective (apnea hypopnea index<10/h) by examining flow limitations under treatment (polysomnography) and whether it is sufficiently used (>6h/night). If this is the case, the possibility of other situations responsible for excessive daytime sleepiness must be reviewed and eliminated, whether they are depression, sleep insufficiency, use of intoxicants, obesity, restless legs syndrome, or circadian sleep-wake cycle disorder. If not, the multiple sleep latency tests make it possible to assess sleepiness (latency<8min) and can lead to a diagnosis of central hypersomnia (narcolepsy, idiopathic hypersomnia, hypersomnia due to a medical pathology). In some rare cases (about 6% of patients) investigations will reveal central hypersomnia due to the obstructive sleep apnea-hypopnea syndrome or “lesional” hypersomnia due to intermittent hypoxia. Since 2011, medications treating excessive sleepiness have had marketing authorization only for narcolepsy in France. However, they can be administered by way of derogation to other neurological hypersomnias on prescription by a reference centre or a centre with expertise in hypersomnia.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Apnées du sommeil, Syndrome des apnées-hypopnées du sommeil, Pression positive continue, Somnolence, Hypersomnie

Keywords : Sleep apnea, Sleep apnea-hypopnea syndrome, Continuous positive airway pressure, Sleepiness, Hypersomnia


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Vol 35 - N° 2

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