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Rectites radiques - 01/01/00

[9-087-G-10]
Jacques Girodet : Chef de consultation de gastroentérologie
Rémy-Jacques Salmon : Chef de consultation de chirurgie viscérale
Institut Curie, 26, rue d'Ulm, 75005 Paris  France
Vincent de Parades : Ancien chef de clinique, service de proctologie médicochirurgicale
Hôpital des Diaconesses, 18, rue du Sergent-Bauchat, 75571 Paris cedex 12 France

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Article archivé , publié initialement dans le traité EMC Gastro-entérologie
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Résumé

La radiothérapie utilisée dans le traitement de nombreux cancers pelviens n'est pas sans effets secondaires au niveau des tissus sains jouxtant la tumeur traitée. La création de radicaux libres par les radiations ionisantes, corps chimiques hautement réactifs, est à l'origine d'un processus inflammatoire chronique responsable de lésions qui peuvent être sévères chez 5 à 10 % des patients.

Au cours de l'irradiation, l'atteinte rectale est presque constante, mais le plus souvent sans grande traduction clinique, parfois responsable d'un syndrome rectal aigu qui peut amener à interrompre le traitement dans moins de 1 % des cas.

Ce n'est que dans les mois, voire les années après l'irradiation, que vont apparaître les complications chroniques de la radiothérapie : les rectites radiques.

Elles se manifestent le plus souvent par des rectorragies en rapport avec des télangiectasies muqueuses, éventuellement associées à des troubles du transit secondaires à des ulcérations, des sténoses et des fistules rectovaginales.

Devant de tels symptômes, il faut d'abord éliminer une possible récidive du cancer traité, une atteinte concomitante du grêle et/ou du côlon et enfin une lésion colique indépendante.

Les traitements proposés concernent essentiellement les formes hémorragiques des rectites radiques. Les traitements qui ont fait la preuve de leur efficacité sont, soit médicaux : corticothérapie, acides gras à chaîne courte, soit médico-instrumentaux : application locale de formaline, laser Nd-YAG et électrocoagulation au plasma argon.

Pour les autres complications, les traitements médicaux n'ont que peu ou pas d'efficacité et l'on a alors recours à la chirurgie qui ne peut, le plus souvent, que réaliser une intervention palliative de dérivation.



Mots-clés : rectites radiques, complication de la radiothérapie, corticothérapie, acides gras à chaînes courtes, laser Nd-YAG, laser argon, formaline, oxygène hyperbare

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