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Enquête nationale sur les programmes de bon usage des antibiotiques dans les hôpitaux en France - 29/05/18

Doi : 10.1016/j.medmal.2018.04.042 
F. Binda 1, G. Tebano 2, M. Kallen 3, J. Schouten 4, C. Pulcini 1
1 Université de Lorraine, Nancy, France 
2 Hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris, France 
3 Centre hospitalier de l’Université d’Amsterdam, Amsterdam, Pays-Bas 
4 Centre hospitalier de l’Université Radboud de Nimègue, Nijmegen, Pays-Bas 

Résumé

Introduction

Notre objectif était d’évaluer la mise en place effective des programmes de bon usage des antibiotiques (PBUA) dans les établissements de santé (ES) français.

Matériels et méthodes

Les référents en antibiothérapie ont été invités à participer à une enquête en ligne (questionnaire comprenant 111 questions), ouverte de novembre 2017 à fin janvier 2018. Cette enquête nationale était soutenue par la SPILF et s’intégrait dans une enquête européenne coordonnée par l’ESCMID. Un tirage au sort aléatoire stratifié sur le type d’ES (CHU, autre établissement public, ES privé d’intérêt collectif, ES privé à but lucratif) et sur le nombre de lits MCO a sélectionné 25 % des ES français, soit 215 établissements. Les ES avec <50 lits MCO n’étaient pas éligibles.

Résultats

Au 15 janvier 2018, 82 ES (7 CHU, 43 ES publics, 11 privés d’intérêt collectif, 21 privés à but lucratif) ont participé, soit un taux de réponse de 38 % (82/215), plus élevé dans les ES publics (49 %, 50/102) que privés (28 %, 32/113) (p<0,05). Un référent en antibiothérapie était présent dans la presque totalité des ES participants (99 %) et il coordonnait une équipe multidisciplinaire (référent+pharmacien+microbiologiste) dans 45 % des cas. Un PBUA était formalisé dans 85 % des ES et soutenu officiellement par la Direction dans 40 %. Dans la grande majorité des ES, des protocoles ou recommandations (95 %), un dossier informatisé (88 %) et une restriction de la prescription de certains antibiotiques (74 %) étaient en place. Les consommations d’antibiotiques et des données de résistance bactérienne étaient disponibles dans 100 % et 84 % des ES. Les actions mises en place concernaient le plus fréquemment l’antibioprophylaxie chirurgicale (50 %), alors que des actions ciblant les examens diagnostiques, l’adaptation posologique après dosage sérique, le relais per os ou les durées de traitement n’étaient présentes que dans 7 %, 11 %, 16 % et 17 % des ES respectivement. Des formations sur le BUA étaient organisées pour les internes dans 66 % des ES. Le temps médian consacré aux activités du PBUA par l’infectiologue référent était de 1,8heures/semaine/100 lits MCO. Le temps de travail dédié au PBUA par le référent infectiologue, le pharmacien, le référent d’une autre spécialité et le microbiologiste n’avait pas bénéficié d’un financement spécifique dans 21 %, 41 %, 45 % et 52 % des cas respectivement.

Conclusion

Il est possible que ce soient les ES les plus intéressés par le BUA qui aient répondu, et que nos résultats présentent une vision optimiste de la réalité. Dix ans après la mise en place de l’indicateur ICATB, les PBUA ne sont pas encore déployés de manière optimale dans les ES français, en grande partie du fait d’un soutien institutionnel et de moyens insuffisants.

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Vol 48 - N° 4S

P. S10 - juin 2018 Retour au numéro
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  • Caractéristiques et pronostic d’une cohorte de patients hospitalisés pour une infection de prothèse vasculaire (IPV) 2000 et 2018
  • A. Pasquet, O. Robinneau, M. Valette, P. D’ellia, S. Vandamme, B. Lafon-Desmurs, O. Leroy, E. Senneville
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  • Le conseil régional en antibiothérapie. Qui fait quoi ?
  • H. Cormier, M. Chauveau, W. Boutfol, E. Ninin, D. Boutoille, P. Abgueguen

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