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Contrôle des antibiothérapies de plus de 7 jours dans un hôpital universitaire et évaluation de l’impact clinique - 29/05/18

Doi : 10.1016/j.medmal.2018.04.044 
F. Bouchand, P. Randuineau, C. Leplay, M. Matt, L. Deconinck, O. Sénard, M. Villart, C. Perronne, B. Davido, A. Dinh
 Hôpital Raymond-Poincaré, Garches, France 

Résumé

Introduction

La réduction des durées d’antibiothérapies, lorsqu’elle est possible, peut permettre de diminuer l’exposition aux antibiotiques et de ce fait la résistance bactérienne. Dans notre hôpital, un contrôle systématique des antibiothérapies dépassant 7j est mis en place. Nous avons évalué son impact.

Matériels et méthodes

De juin 2016 à mai 2017, toutes les antibiothérapies curatives atteignant J7 ont été détectées par le pharmacien (via le logiciel de prescription informatisée) et transmises à l’infectiologue référent en antibiothérapie. Les durées prévues des traitements ont toutes été réévaluées, au lit du patient, en concertation avec le prescripteur initial, selon la situation clinique et les recommandations et données disponibles sur les durées de traitement. Les données suivantes ont été collectées : données patient, site de l’infection, antibiotique(s) prescrit(s) depuis plus de 7j, durée prévue du traitement, avis de l’infectiologue sur cette durée (justifiée ou pouvant être modifiée), nouvelle durée préconisée, durée réelle du traitement. Dans un second temps, ont été recueillies l’évolution clinique des patients 15 à 28j après la fin du traitement antibiotique et la survenue d’effets indésirables.

Résultats

Au total, 188 traitements antibiotiques prescrits depuis plus de 7j ont été réévalués. Les indications étaient principalement des infections ostéoarticulaires (n=44), urinaires (n=34), pulmonaires (n=26), de la peau et tissus mous (n=23), digestives (n=20), des endocardites (n=13). L’infectiologue référent a considéré que la durée prévue était justifiée dans 141 cas (75 %) et pouvait être raccourcie dans 47 cas (25 %). Pour ces derniers, 20 (43 %) concernaient des infections urinaires et 12 (26 %) des infections pulmonaires. Les prescripteurs ont accepté la proposition de durée plus courte dans 41 cas, soit un taux d’acceptation de 87 %. Pour ces patients, la médiane de durée de traitement est passée de 12j (durée prévue initialement) à 8j (durée réelle). Au total, 302j d’antibiothérapie ont été économisés. Concernant les 41 patients dont la durée a été raccourcie après intervention, l’évolution clinique a été favorable pour 31 d’entre eux (76 %) et aucun effet indésirable n’a été observé.

Conclusion

Cette stratégie de contrôle des antibiothérapies de plus de 7j, par un binôme infectiologue/pharmacien, peut permettre de réduire les durées de traitement dans 25 % des cas, de diminuer la fréquence des effets indésirables, sans impact sur l’évolution clinique des patients.

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Vol 48 - N° 4S

P. S11 - juin 2018 Retour au numéro
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