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Télé-déclaration des érythèmes migrants en zone rurale : étude de faisabilité (Lyme Snap) - 29/05/18

Doi : 10.1016/j.medmal.2018.04.282 
P. Letertre-gibert 1, I. Lebert 2, G. Vourc’h 2, M. René-martellet 2, D. Martineau 1, J. Beytout 1, O. Lesens 1
1 CHU de Clermont-Ferrand, Clermont-Ferrand, France 
2 INRA, Saint-Genès-Champanelle, France 

Résumé

Introduction

La maladie de Lyme (ML) peut être difficile à diagnostiquer de manière certaine. Une manière d’évaluer son incidence est d’utiliser l’érythème migrant (EM). Le but de cette étude pilote prospective était d’évaluer la faisabilité de la télé-déclaration des EM en zone rurale.

Matériels et méthodes

L’étude était restreinte à une zone rurale d’environ 40000 habitants, connue pour avoir un taux important d’Ixodes porteur de Borrelia burgdorferi. Nous avons tout d’abord organisé une campagne d’information pour les habitants et les professionnels de santé. Pour être inclus, une photo de suspicion d’EM devait être envoyée par mail ou MMS entre avril 2017 et avril 2018 puis il fallait répondre à un questionnaire. Deux médecins jugeaient ensuite la qualité de la photo et la probabilité d’EM. En parallèle, un recueil du nombre d’EM vu durant la période par les médecins et les pharmaciens de la zone était réalisé.

Résultats

À 10 mois du début de l’étude, 102 photos ont été reçues. Soixante-trois personnes étaient hors zone/période et 11 n’ont pas encore répondu au questionnaire. Parmi les 28 personnes dont les photos ont été analysées, l’âge médian était de 55 ans [IQR : 40–58] et 16 (57 %) étaient de sexe féminin. Sept personnes (25 %) ont déclaré ne pas avoir de smartphone, tous les participants sauf 2 ont considéré comme facile l’envoi de la photo mais dans 9 cas (31 %) elle était envoyée par un tiers. La qualité de la photo était jugée comme bonne dans 26 cas et moyenne dans 2 cas. Cinq photos (18 %) étaient évaluées comme EM probable, 7 (25 %) comme possible, 4 (14 %) comme peu probable et dans 12 cas (43 %) le diagnostic était écarté. Les EM probables et possibles suivaient des morsures de tiques ayant eu lieu en avril (n=1), juin (n=6), juillet (n=4) et août (n=1). Trente-un médecins et 20 pharmaciens ont été contacté, 9 d’entre eux en médiane [6 ;15] ont répondu chaque mois. Ils rapportaient 8 EM en mai, 15 en juin, 15 en juillet, 12 en août, 2 en septembre et 3 en octobre. Aucun EM n’était déclaré en avril, novembre, décembre 2017 et en janvier 2018.

Conclusion

La télé-declaration est un outil séduisant qui permet d’éliminer le diagnostic d’EM dans près de la moitié des cas mais elle se heurte à plusieurs difficultés pour l’évaluation de son incidence : la nécessité d’une campagne d’information préalable, la faible utilisation des nouvelles technologies dans les zones rurales, l’importance des ressources humaines déployées et la difficulté du recueil du caractère migrant associé à la photo pour améliorer le diagnostic d’EM.

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Vol 48 - N° 4S

P. S112 - juin 2018 Retour au numéro
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