RESUMES DU NUMERO 142 - Septembre 2000
Numéro 142
ÉVOLUTION DES DÉPENSES DE CHIMIOTHÉRAPIE DES CANCERS DIGESTIFS AU CENTRE HOSPITALIER DE MULHOUSE ENTRE 1993 ET 1997
Evolution of chemotherapy expenses of digestive tract cancers at Mulhouse hospital between 1993 and 1997
Par Franck COUTURIER, Olivier AUJOULAT, Dominique BOURDERONT, Valérie ANSIEAU
Service Pharmacie, Centre Hospitalier de Mulhouse, 20 rue du Dr Laënnec, 68070 Mulhouse cedex, France.
Pharm Hosp 2000 ; 35 (142) : 11-16
MOTS CLÉS
Suivi, Dépenses, Chimiothérapie, Cancers digestifs.
KEY WORDS
Expenses, Chemotherapy, Digestive Tract Cancers.
RÉSUMÉ
Le traitement des cancers digestifs s'appuie sur la possibilité d'associer une chimiothérapie à la chirurgie. Ces quinze dernières années ont permis de confirmer le rôle prépondérant de l'acte chirurgical dans le traitement de ces affections, mais aussi d'affirmer la place du traitement médical en situation adjuvante et métastatique. Ce dernier repose actuellement sur 1'utilisation de 5-fluorouracile associé le plus souvent à de l 'acide folinique. Cependant, les résultats restant décevants dans 1'ensemble, 1'émergence de nouveaux médicaments était une réelle attente. Mais à cette évolution des thérapeutiques est aussi associée une élévation des dépenses de santé.
A l 'aide d'un outil développé par le service d 'Information Médicale en collaboration avec le service de Pharmacie, nous avons pu appréhender cette évolution entre 1993 et 1997 au Centre Hospitalier de Mulhouse. L'objectif de cette étude est, à partir des résultats de l'évolution des dépenses pharmaceutiques des cancers digestifs durant cette période, d'apprécier l'utilité finale de cet outil de suivi économique pour le Comité Oncologique de l'établissement.
Au vu de ces premiers résultats, notre système d'information sur les dépenses de chimiothérapie permet, en plus du rôle d'observateur initialement dévolu, d'argumenter les orientations budgétaires. Enfin, il démontre aux membres du Comité Oncologique de l 'établissement, le poids prépondérant de leurs décisions médicales sur 1'évolution à court terme des dépenses de cytotoxiques.
SUMMARY
Treatment of digestive tract cancer is based currently on surgery with or without chemotherapy. For the last fifteen years, surgical procedures were shown to be preponderant whereas medical treatment was used as adjuvant or in cure of metastatic situation. The later combines 5-fluorouracil with leucovorin in most cases. However, results obtained were rather disappointing, so that more effective agents were urgently required. Such an improvement of therapies is often associated with increase of health cost.
Based on a method jointly developed by the Medical Information Service and Hospital Pharmacy of Mulhouse, the new therapeutic trends for 1993 and 1997 were monitored in the Hospital of Mulhouse. The aim of the present paper is to evaluate whether a method of economical follow-up is an interesting tool for the Committee of Oncologv or not. The assessment is based on the variations of the pharmaceutical expenses related to digestive tract cancers over this period.
The first results show that this system is able to record the trend of expenses of chemotherapy and thus, to help the budgetary orientations. Eventually, it demonstrates to members of Committee of Oncologv, the short term consequences of their medical decisions on the development of expenses of cytotoxics.
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Numéro 142
ALLERGIES AUX DISPOSITIFS MÉDICAUX STÉRILES RENFERMANT DU LATEX: QUELLES ALTERNATIVES? *
Allergies to sterile medical devices containing latex : which alternatives are there ?
par Olivier DEHAESE, Christophe GELLIS, Delphine GUITARD, Vera BOIKO-ALAUX et Jean CHOPINEAU
Service Pharmacie CAMS CHU Hôpital Gabriel Montpied, Clermont-Ferrand, France.
Pharm Hosp 2000 ; 35 (142): 19-25.
MOTS CLÉS
Allergies, Alternatives, Dispositifs médicaux stériles, Latex.
KEY WORDS
Allergies, Alternatives, Sterile medical devices, Latex.
RÉSUMÉ
L 'allergie au latex est devenue un réel problème de santé publique environ 6 % de la population française est concernée. Aussi, le pharmacien hospitalier doit-il rechercher et connaître des alternatives de dispositifs médicaux stériles, si elles existent.
Dans un premier temps, nous avons demandé a 250 laboratoires pharmaceutiques de nous fournir la liste de leurs dispositifs médicaux contenant du latex. Dans un second temps, lorsque le produit retenu en marché contenait du latex, nous avons recherché s'il existait, chez les laboratoires concurrents, un même dispositif médical exempt de latex. Dans certains cas (11 dispositifs médicaux), il n 'existe pas d'alternative connue, le dispositif médical est donc inutilisable si le patient présente une allergie au latex. Dans d 'autres cas, certains dispositifs médicaux contenant du latex peuvent être substitués par d 'autres qui en sont dépourvus (64 alternatives trouvées). Par ailleurs, une liste de 60 laboratoires ne commercialisant aucun dispositif médical stérile contenant du latex a été établie permettant d'avancer nos investigations futures.
La liste des alternatives trouvées sera transmise aux services utilisateurs afin de faciliter la prise en charge d'éventuels patients allergiques connus.
SUMMARY
Allergy to latex has become a real public health problem : it affects about 6 % of the population of France. The hospital pharmacist has to use alternative sterile devices, provided the later are available. We first asked 250 pharmaceutical laborataries to list their latex-containing medical devices. Whenever a particular latex containing product was selected for purchase we investigated whether a competing supplier marketed the same device free of latex. In some cases (11 medical devices) there was no know alternative product. Hence the device could not be used for a patient allergic to latex. In other cases certain latex-containing devices could be replaced by latex-free ones (64 alternatives found). A list of 60 suppliers marketing only latex-free medical devices was drawn up as a basis for further investigation. The list of available alternatives will be forwarded ta procurement departments so that better care provision can be made for patients known to be allergic ta latex.
* Ce travail a fait l'objet d'une présentation par affiche aux journées Europharmat à Marseille. 26-27-28 octobre 1999.
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Numéro 142
PANCRÉATITE AIGUE INDUITE PAR L'ACIDE VALPROÏQUE : A PROPOS D'UN CAS
Acute pancreatitis caused by valproic acid : a case report
Par Christelle BRICARD, Céline JURET, Marcel LOUNGOUALA, Laurent LION
Centre Hospitalier de Vire, 4 rue Emile Desvaux, BP 156, 14504 Vire cedex
Pham Hosp 2000 ; 35 (142) : 29-31.
MOTS CLÉS
Acide valproïque, Pancréatite, Toxicité, Enfant, Epilepsie.
KEYS WORDS
Valproic acid, Pancreatitis, Toxicity, Child, Epilepsy.
RÉSUMÉ
Un jeune homme de 15 ans présentant depuis un an une épilepsie était traité par l'association acide valproïque (750 mg/j) et clobazam (20 mg/j). Les taux plasmatiques de valproate étant normaux, 7 mois après l'instauration du traitement, le patient est admis a l 'hôpital pour de violentes douleurs épigastriques et des vomissements. Le bilan biologique montre une hyperamylasémie a 640 UI/l et une hyperlipasémie a 3875 UI/l, l'échographie et le scanner confirment l'existence d'une pancréatite aiguë. Après l 'arrêt du valproate et du clobazam, instauration d'un traitement associant nutrition parentérale totale, antalgiques et clonazépam en perfusion (1,5 mg/j), l'amélioration clinique et biologique est rapide. Le patient sort 8 jours après avec une prescription associant du phénobarbital et du clobazam. Huit mois après, aucune nouvelle poussée n 'a été notée.
SUMMARY
A 15-year old boy, treated for one year for epilepsy with valproate (750 mg/day) and clobazam (20 mg/ day) was admitted at hospital for violent epigastric pain and vomiting. Plasma levels of valproate were in normal range. On admission, the diagnostic of acute pancreatitis was confirmed by elevated pancreatic enzymes (amylase: 640 IU/L and lipase: 3875 UI/L) and abnormal echographic and tomodensitometric images. Both valproate and clobazam were stopped and a total parenteral nutrition with analgesics and clonazepam (infusion 1,5 mg/day) was prescribed. Clinical (pain decreased within 24 hours) and biological conditions improved rapidly so that the patient could be discharged from hospital after 8 days. He was then prescribed phenobarbitone and clobazam. No problem has occurred after 8 months.
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