Prédiction individualisée du risque de lymphome folliculaire à l’aide d’une combinaison de la fréquence t(14;18) mesurée dans le sang des années avant le diagnostic et d’un score de risque polygénique (PRS) - 18/09/20
, S. Roulland c, V. Paolo d, G. Salles b, B. Nadel c, H. Ghesquières bResumen |
Introduction |
Les études d’association menées à l’échelle du génome entier ont permis d’identifier neuf polymorphismes constitutionnels à un seul nucléotide (SNPs) à risque de lymphome folliculaire (LF) (Skibola, 2014). La fréquence élevée de t(14;18) dans le sang plusieurs années avant le diagnostic chez les personnes en bonne santé a également été identifiée comme un biomarqueur prédictif de LF (Roulland, 2014). On ignore actuellement s’il existe un lien entre ces neuf SNPs et la fréquence t(14;18), et si la combinaison de ces deux facteurs pourrait être utile pour une meilleure stratification du risque de LF.
Méthodes |
Nous avons mesuré la fréquence t(14;18) par PCR quantitative dans des échantillons sanguins prélevés en moyenne six ans avant le diagnostic de LF, pour 105 individus (groupe pré-LF) et pour 236 individus appariés selon l’âge et le sexe (groupe contrôle). L’ADN constitutionnel a été analysé pour le génotypage des neuf SNPs associés au risque de LF, et un score de risque polygénique (PRS) a été calculé. Un modèle de risque de LF a été construit par régression logistique. La capacité prédictive du modèle a été mesurée par l’aire sous la courbe ROC (AUC) calculée par validation croisée en 10 blocs. Cette étude est soutenue par l’INCA (PRT-K16-167).
Résultats |
Le logarithme de la fréquence t(14;18), noté ci-après ln.t1418, était prédictif du risque de LF (OR=1,50 ; p<0,001) ; le score PRS était également fortement associé au risque de LF (OR=3,31 ; p<0,001). L’âge au moment du dépistage n’était pas associé au risque de LF (OR=0,98 ; p=0,24). Dans l’analyse multivariée, les variables ln.t1418 et le score PRS restaient statistiquement significatives. Des tests de linéarité basés sur des splines de régression montraient le bon ajustement du modèle logistique, et le test d’interaction des variables ln.t1418 et PRS était non significatif. Le modèle final qui intégrait la fréquence t(14;18) et le score PRS avait un AUC=0,69 (IC95 %=0,62–0,76). Une application web R/Shiny a été développée pour permettre aux cliniciens de prédire facilement les risques individualisés de LF pour de nouveaux patients.
Conclusion |
Les variants génétiques connus combinés dans un score PRS et la fréquence t(14;18) permettent l’identification d’individus à haut risque de développer un LF, de nombreuses années avant la transformation maligne. Ces résultats pourraient contribuer à l’amélioration des programmes de surveillance épidémiologique et d’intervention précoce.
El texto completo de este artículo está disponible en PDF.Mots clés : Lymphome folliculaire, T(14 ;18), Polygenic Risk Score, Risque individualisé
Esquema
Vol 68 - N° S3
P. S122-S123 - septembre 2020 Regresar al númeroBienvenido a EM-consulte, la referencia de los profesionales de la salud.
