L’utilisation d’un score de comorbidité pour évaluer la réponse clinique à une 1re biothérapie chez des patients suivis pour polyarthrite rhumatoïde: étude d’un échantillon d’une population tunisienne - 27/11/21
, A. Fazaa 1, S. Miladi 1, M. Sellami 1, K. Ouenniche 2, L. Souabni 1, S. Chekili 1, S. Kassab 1, K. Ben Abdelghani 3, A. Laatar 1Resumen |
Introduction |
La polyarthrite rhumatoïde (PR) est un rhumatisme inflammatoire chronique associé à un grand nombre de comorbidités. Il est alors nécessaire de mettre en évidence l’impact de ces comorbidités sur l’activité de la maladie et la réponse clinique aux traitements. L’objectif de cette étude était d’évaluer la relation entre un indice de comorbidité et la réponse à une biothérapie de 1re intention.
Patients et méthodes |
Une étude analytique rétrospective a été menée auprès de patients atteints de PR suivis au service de rhumatologie de l’hôpital Mongi Slim. Les patients ont été stratifiés selon l’indice de comorbidité Rheumatic Disease Comorbidity Index (RDCI) pour évaluer la réponse clinique à une 1re biothérapie à 6 mois puis à 12 mois du traitement. Il s’agit d’un score validé chez les patients atteints de maladies rhumatismales, il a été créé à partir de questionnaires d’autoévaluation de patients atteints de PR, arthrose, lupus érythémateux disséminé ou de fibromyalgie. Le score englobe 11 comorbidités (pathologie pulmonaire, crise cardiaque, autre maladie cardiovasculaire, AVC, HTA, diabète, fracture, dépression, cancer, ulcère gastrique ou autres problèmes gastriques). Il varie de 0 à 9. Les données ont été analysées à l’aide du logiciel statistique SPSS. Une valeur p<0,05 a été considérée comme significative.
Résultats |
Trente patients ont été retenus pour l’étude, avec un sex-ratio (H/F) de 0,25. L’âge moyen était de 59 ans [39–77] avec une durée médiane de la maladie de 14 ans [6–28]. Le Disease Activity Score (DAS28-VS) moyen initial était de 5,03 [3,37–6,59]. Treize patients utilisaient de manière concomitante des corticoïdes et/ou d’autres médicaments antirhumatismaux modificateurs de la maladie (csDMARDS). Les comorbidités les plus fréquemment rapportées étaient les maladies cardiovasculaires (12 patients) et l’ostéoporose (8 patients). Le score RDCI moyen était de 1 [0–4] et la majorité des patients avaient au moins une comorbidité.
Dans notre série, il y avait une association entre le score RDCI et respectivement l’âge moyen (p=0), le nombre de comorbidités (p=0,01) et l’état général du patient(EGP) (p=0,02). Le RDCI n’était pas associé à la prise des anti-TNF alpha (p=0,8), à la CRP (p=0,5), ni au Health Assessment Questionnaire Score (HAQ) (p=0,4). Cependant, le nombre de comorbidités n’avait pas d’influence sur l’EGP (p=0,5), le DAS28-VS (p=0,2) et le HAQ (p=0,3) à 6 mois.
À 12 mois du traitement, le RDCI n’était pas associé au HAQ (p=0,3), à l’EGP (p=0,5) ni au DAS28-VS (p=0,5). Il n’y avait pas de corrélation entre le nombre de comorbidités et respectivement le HAQ (p=0,3), le DAS28-VS (p=0,5) et l’EGP (p=0,5).
Le taux de rémission DAS28-VS à 12 mois était de 16 % (5 patients ont été jugés en rémission à 12 mois de la biothérapie). Six patients ont obtenu une bonne réponse EULAR et 2 patients une réponse modérée. Le RDCI était un facteur prédictif indépendant de la rémission évaluée par le DAS 28 (p=0,04) mais pas de la réponse EULAR (p=0,6).
Conclusion |
Bien que notre étude infirme l’association entre le score de comorbidités RDCI et la réponse EULAR à une 1re biothérapie, il est nécessaire d’évaluer ce score sur un groupe d’étude plus large.
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Vol 88 - N° S1
P. A251 - décembre 2021 Regresar al númeroBienvenido a EM-consulte, la referencia de los profesionales de la salud.
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