Effet de la pratique du tango argentin sur le temps d’activité physique total chez des patients atteints de rhumatismes inflammatoires chroniques : une étude pilote - 27/11/21
, N. Darmant 1, C. Lambert 2, B. Pereira 2, M. Rodere 1, A. Fan 1, A. Tournadre 1, M. Soubrier 1, M. Duclos 3Resumen |
Introduction |
La majorité des patients atteints de rhumatismes inflammatoires chroniques (RIC) ont un niveau d’activité physique (AP) inférieur aux recommandations. Des structures adaptées proposent des activités encadrées par des éducateurs d’AP adaptée. À notre connaissance, la pratique du tango argentin (TA) n’est pas encore proposée dans ces structures. L’objectif de cette étude pilote était d’étudier l’effet de 24 séances consécutives de TA sur le niveau d’AP total chez des patients atteints de RIC : polyarthrite rhumatoïde (PR) et spondylarthrite (SA).
Patients et méthodes |
Essai thérapeutique prospectif pilote, contrôlé, randomisé, en ouvert, à deux bras parallèles. Les patients devaient participer à deux séances de TA par semaine, soit 48 séances de M0 à M6 pour le groupe interventionnel (GI) et 24 séances de M3 à M6 pour le groupe contrôle (GC). Le temps d’AP total a été mesuré à M3 (objectif principal) par le questionnaire GPAQ (Global Physical Activity Questionnaire) [1] et par accéléromètre. D’autres paramètres ont été mesurés : sédentarité, activité de la maladie, fatigue, anxiété, amplitude des épaules, angle de flexion des poignets, équilibre, appréciation corporelle.
Résultats |
27 patients (23 femmes) dont 15 PR et 12 SA ont été inclus. L’âge moyen était de 59±12 ans et la durée médiane de la maladie de 10 ans (intervalle interquartile (IQR) : 3 ; 19). La majorité des patients avaient un traitement de fond (conventionnel 63 % et/ou biologique 59 %). À la visite M3, 22 patients ont pu être évalués (11 patients du GC et 11 patients du GI) : 3 patients ont été perdus de vue et 2 ont été dans l’impossibilité de venir en raison de problèmes de santé ou professionnels. Les 11 patients du GI ont suivi en médiane 16 séances (IQR : 8 ; 22), soit environ une séance par semaine. À M3, le temps d’AP totale n’est pas augmenté, et ceci quelle que soit la méthode de mesure : questionnaire (taille d’effet et intervalle de confiance (IC) à 95 % : 0,03 [-0,60 ; 0,67], p=0,91) ou accéléromètre (taille d’effet et IC à 95 % : 0,43 [-0,37 ; 1,24], p=0,26), et quelle que soit l’intensité de l’AP. Il en est de même pour la sédentarité, l’activité de la maladie, la fatigue et l’anxiété. Néanmoins, des améliorations ont été mises en évidence pour l’appréciation corporelle évaluée par le questionnaire Body Appreciation Scale 2 (p=0,016), l’équilibre (p=0,053), l’angle de flexion des poignets (p=0,092) et l’amplitude des épaules (p=0,093). L’effectif faible de cette étude s’explique par l’éloignement géographique, le manque de disponibilités des patients en activité professionnelle, la fatigue ou le fait de ne pas aimer la danse et ceci principalement chez les hommes.
Discussion |
Les résultats de cette étude montrent qu’une séance de TA par semaine chez les patients atteints de RIC semble plus faisable que deux séances comme prévu initialement. La pratique à l’hôpital étant un frein du fait de l’éloignement géographique, les séances pourraient être proposées dans des structures adaptées.
Conclusion |
Notre étude pilote montre que le TA est bénéfique sur l’appréciation corporelle des patients atteints de RIC. Une étude qualitative est nécessaire afin de mieux comprendre ces changements.
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Vol 88 - N° S1
P. A312 - décembre 2021 Regresar al númeroBienvenido a EM-consulte, la referencia de los profesionales de la salud.
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