Multi-expositions professionnelles maternelles pendant la grossesse et croissance fœtale, à partir d’hypothèses a priori - 15/05/26
, Kellian Jaunas 2, Sabyne Audignon-Durand 1, 2, Marie-Tülin Houot 3, Maxime Turuban 4, Nel Roeleveld 5, Jack Siemiatycki 6, Marie-Noëlle Dufourg 7, Camille Carles 2, Corinne Pilorget 3, Sanni Uuksulainen 8, Michelle Turner 4, 9, 10, Alexis Descatha 11, Ronan Garlantézec 12, Fleur Delva 1, 2Resumen |
La majorité des femmes continuent de travailler pendant leur grossesse, les exposant potentiellement à de nombreux facteurs professionnels. Nous avons utilisé les données de la cohorte nationale Elfe. Les événements de santé étudiés étaient le petit poids de naissance (PPN), le poids de naissance (PN) et le périmètre crânien (PC). Parmi les 47 expositions professionnelles caractérisées à l’aide de matrices emplois-expositions, celles pour lesquelles la littérature épidémiologique rapporte au moins deux études montrant une association statistiquement significative avec la croissance fœtale ou pour lesquelles il existe de fortes hypothèses issues d’études expérimentales ont été sélectionnées. Les expositions professionnelles sélectionnées ont été incluses dans un modèle de régression linéaire ou logistique, ajusté sur les facteurs de confusions. Des analyses tenant compte du trimestre d’arrêt de travail durant la grossesse ont été réalisées. Nous avons sélectionné 16 expositions professionnelles liées au PPN et au PN. Une diminution du risque de PPN a été observée chez les femmes probablement exposées à la posture debout (RC = 0,78, IC à 95 % = [0,62 ; 0,99]). Chez celles ayant cessé de travailler au cours du troisième trimestre, l’exposition aux solvants oxygénés (RC = 2,28, IC à 95 % = [1,01 ; 4,89]) augmentait le risque de PPN, tandis que l’exposition au travail de nuit (RC = 0,58, IC à 95 % = [0,33 ; 0,96]) était associée à une diminution du risque, tout comme l’exposition certaine à la manutention de charges (RC = 0,63, IC à 95 % = [0,39 ; 0,99]). Concernant le PN, une diminution a été observée chez les femmes exposées aux particules ultrafines (β = −34 g, IC à 95 % = [−66 ; −1,1]), et une augmentation chez les femmes possiblement exposées à ces particules (β = 31 g, IC à 95 % = [4,8 ; 57]). Chez celles ayant arrêté de travailler au cours du premier ou deuxième trimestre de grossesse, l’exposition aux vibrations était associée à une augmentation du PN (β = 171 g, IC à 95 % = [28 ; 314]) ; et chez celles ayant cessé de travailler au cours du troisième trimestre de grossesse, le travail de nuit (β = 41 g, IC à 95 % = [0,01 ; 81]) augmentait également le PN. Enfin, parmi les cinq expositions sélectionnées pour le PC, seule l’exposition aux solvants oxygénés était associée à une diminution du PC (β = −0,22, IC à 95 % = [−0,44 ; 0,00]). Ces résultats mettent en évidence le rôle potentiel des facteurs chimiques et posturaux sur la croissance fœtale. Bien que ces résultats nécessitent d’être confirmés par d’autres analyses, ils soulignent l’importance de prendre en compte les expositions multiples dans les efforts de prévention en santé au travail.
El texto completo de este artículo está disponible en PDF.Mots clés : Grossesse, Multi-expositions professionnelles, Croissance fœtale
Esquema
Vol 87 - N° 3-4
Artículo 103674- juin 2026 Regresar al númeroBienvenido a EM-consulte, la referencia de los profesionales de la salud.
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