Il était une fois l’EEG - 13/03/15
Resumen |
L’électroencéphalogramme (EEG), méthode non invasive qui permet d’étudier le fonctionnement du cortex cérébral, prend son essor au début des années 1950. Il permet de grandes avancées dans la compréhension de la physiologie du sommeil et dans celle de la maturation cérébrale. En pathologie, c’est surtout l’épilepsie qui en bénéficie. L’absence, alors, de techniques non invasives d’investigation anatomique lui fait une place en routine neurologique dans la pathologie lésionnelle encéphalique qui ne sera plus d’actualité avec l’avènement du scanner et de l’IRM dès les années 1980. « Virage » évolutif difficile à négocier pour l’EEG comparé alors à l’IRM en sa défaveur car en dehors de son domaine de performance. L’EEG si possible couplé à la vidéo et corrélé à la clinique demeure le seul examen permettant l’exploration dynamique du fonctionnement cortical avec une excellente résolution temporelle. Il a bénéficié d’importantes avancées ces dernières décennies grâce aux techniques actuelles de traitement du signal et est en perpétuelle évolution.
L’EEG demeure un examen indispensable au diagnostic et à la prise en charge de certaines pathologies impliquant le cortex cérébral telles l’épilepsie, le sommeil, la maturation cérébrale, les comas et les encéphalopathies. Il est non invasif, facile à réaliser et à répéter notamment au lit du malade. Il requiert une compétence spécifique et donc une formation spécialisée.
Peu coûteux, non rentable économiquement, il disparaît progressivement des établissements privés et des établissements publics de taille moyenne financés par la T2A. Pourtant les demandes d’EEG sont en augmentation provenant des services de neurologie, de réanimation, de pédiatrie et de néonatologie. Risque-t-on la disparition de cet acte dans l’avenir, en dehors des centres hospitaliers universitaires utilisant la télémédecine ? Ce serait extrêmement dommageable à la prise en charge des patients qu’ils soient adultes, enfants, nouveau-nés ou prématurés.
Dans ce contexte, les indications actuelles de l’EEG ont fait l’objet d’un travail conjoint de recommandations émanant de la SNCLF et de la LFCE.
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Vol 171 - N° S1
P. A216 - avril 2015 Regresar al númeroBienvenido a EM-consulte, la referencia de los profesionales de la salud.
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