Intérêt d’une session d’hypnose conversationnelle sur la consommation de propofol à l’induction anesthésique en boucle fermée : un essai contrôlé randomisé - 07/09/15
, Sébastien Besset, Mireille Michel-Cherqui, Barbara Szekely, Virginie Dumans, Ngai Liu, Thierry Chazot, Marc FischlerResumen |
Introduction |
L’hypnose nécessite une évaluation rigoureuse afin de définir son intérêt en anesthésie. Nous avons développé un outil d’administration automatisée d’anesthésie en boucle fermée, disponible comme un outil objectif pour évaluer l’effet d’une éventuelle action anesthésique non pharmacologique de l’hypnose. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’impact d’une séance d’hypnose conversationnelle sur la consommation de propofol lors de l’induction anesthésique.
Patients et méthodes |
Après accord du CPP et consentement éclairé des patients, nous avons conduit un essai randomisé monocentrique en simple insu de novembre 2012 à décembre 2013, incluant des adultes bénéficiant d’une chirurgie programmée. L’intervention testée était une séance d’hypnose conversationnelle réalisée par trois thérapeutes différents, titulaires d’un diplôme universitaire d’hypnose et avec une expérience de pratique supérieure à deux ans. Ces séances étaient variables, adaptées à chaque patient et à son écologie psychique, les aidant à se projeter dans l’intervention afin de diminuer leur anxiété. Les patients du groupe témoin recevaient des soins selon les modalités habituelles du service. L’induction anesthésique était réalisée par du propofol, sans morphinique et assistée par le BIS en boucle fermée [1]. Le critère de jugement principal était la dose totale de propofol nécessaire pour obtenir l’induction anesthésique soit un BIS<60 durant au moins 30secondes. Les critères secondaires comportaient une évaluation des réactions aux différents stimuli douloureux de l’induction. Les résultats sont exprimés en médianes [Q1;Q3] et pourcentages.
Résultats |
Cent deux patients ont été inclus (88 femmes (89 %), âge : 46ans [36;34], IMC : 24,2kg/m2 [21,2;27,5]), chaque groupe comportant 51 sujets aux caractéristiques démographiques semblables. La chirurgie réalisée était gynécologique (85 %) ou digestive (15 %). Les résultats principaux sont exposés dans le Tableau 1.
Discussion |
Cette étude est la première évaluant l’effet d’une séance d’hypnose en anesthésie à l’aide d’un outil automatisé d’administration de l’anesthésie. Nous n’avons pas réussi à mettre en évidence de différence de consommation de propofol après une séance d’hypnose conversationnelle dans cette population homogène. Il existe néanmoins un effet sur la réaction à la douleur.
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Vol 1 - N° S1
P. A156-A157 - septembre 2015 Regresar al númeroBienvenido a EM-consulte, la referencia de los profesionales de la salud.
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