Utilisation en vie réelle du vaccin COVID-19 à protéine recombinante avec adjuvant en France entre 2022 et 2024 - 22/05/26
Résumé |
Introduction |
Le vaccin COVID-19 recombinant avec adjuvant (NVD) a été autorisé en France en décembre 2021, offrant une alternative aux autres vaccins contre la COVID-19. Comprendre le profil des personnes recevant ce vaccin est essentiel pour orienter les décisions de vaccination et maintenir la protection dans un contexte de baisse de la vaccination contre la COVID-19.
Matériels et méthodes |
Cette étude observationnelle rétrospective décrit l'évolution des caractéristiques démographiques et cliniques des personnes vaccinées par NVD à partir de la base de données du Système National des Données de Santé (SNDS) en France. Cinq saisons d'étude ont été définies selon les recommandations vaccinales françaises et les dates d'autorisation de mise sur le marché de NVD: printemps 2022, automne 2022, printemps 2023, automne 2023 et printemps 2024. Des tests t et des tests du khi-deux ont été utilisés pour évaluer les différences statistiques entre saisons consécutives.
Résultats |
NVD a été administré à 9 805 personnes au printemps 2022, 5 601 à l'automne 2022, 531 au printemps 2023, 980 à l'automne 2023 et 909 au printemps 2024. Des augmentations statistiquement significatives des proportions de personnes vaccinées considérées à haut risque (35,4–90,5 %) et âgées de ≥65 ans (19,9–84,4 %) ont été observées entre le printemps 2022 et le printemps 2024 (p < 0,05). Les comorbidités, notamment les maladies cardiovasculaires, sont devenues plus fréquentes au fil du temps (printemps 2022 : 7,1 %; printemps 2024 : 33,7 %; p < 0,05). NVD a été utilisé dans toute la France, avec une proportion plus élevée de bénéficiaires résident dans le Sud-Est, une région où la couverture vaccinale est généralement plus faible. La majorité des personnes ont reçu un schéma hétérologue (automne 2022 : 91 %; printemps 2024 : 98,6 %; p < 0,05), NVD étant administré comme ≥4ᵉ dose de vaccin COVID-19 (55–93,5 %, p < 0,05). Ces changements de vaccins peuvent refléter une stratégie de « mix-and-match » combinant différentes plateformes vaccinales contre la COVID-19. L'utilisation du vaccin contre la grippe était élevée parmi les receveurs (automne 2023 : 72,2 % avant et 62 % après NVD), mais la co-administration restait rare (3,3 %). Les analyses de sous-groupes ont montré que des proportions plus élevées de personnes de moins 65 ans et non à risque recevaient NVD en primo-vaccination (automne 2022 : 46,9 % <65 ans vs 5,6 % ≥65 ans ; 53,9 % non à risque vs 11,9 % à risque ; p < 0,05).
Conclusion |
NVD a été utilisé en primo-vaccination ou en rappel dans diverses populations, en particulier chez les personnes à haut risque et les personnes âgées à travers la France. NVD constitue une option supplémentaire qui pourrait permettre d'augmenter la couverture vaccinale, en particulier chez les populations qui ne souhaitent pas recevoir un vaccin à ARN messager.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Vol 5 - N° 2S
P. S143 - juin 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
