Évaluation 3D de la cavité glénoïdale – incidence pratique sur l’implantation prothétique – approche expérimentale - 28/10/15
Résumé |
La mise en place d’un implant glénoïdien représente une difficulté technique qui doit s’adapter aux normes anatomiques.
Objectifs |
Notre analyse était, à partir d’une étude morphologique de la glène, de déterminer les critères d’implantation dans les trois plans de l’espace d’un implant glénoïdien.
Matériel et méthode |
Nous avons analysé 40 scapulas sèches (23 droites, 17 gauches) d’âge inconnu. Sur chaque glène, on déterminait le morphotype ovale ou piriforme, mesurait la hauteur, la largeur à la jonction tiers supérieur, tiers moyen et tiers inférieur, le centre des cercles inférieur et moyen de la glène, l’épaisseur du col à 2cm du rebord glénoïdien. Sur 10 scapulas, une tomodensitométrie était réalisée avec mesures 3D de la cavité glénoïdale et simulation de l’implantation d’une glène prothétique et de sa quille pour un ancrage idéal en fonction de son orientation.
Résultats |
La mesure anatomique manuelle montraient - 19 glènes ovales, 19 piriformes, 2 indéterminées, hauteur My 35,3mm [±3,24], largeur au tiers supérieur My 21,4mm [±3,18], largeur au tiers moyen My 25,4mm [±2,95], épaisseur du col My 12,6mm [±1,90], rayon cercle inférieur My 14,8mm [±1,83], rayon cercle moyen My 18,5mm [±2]. L’analyse des CT scan confirmait les mesures manuelles. La modélisation de l’axe idéal d’implantation de la quille montrait d’importantes variations angulaires en fonction de l’orientation de la surface articulaire selon le centre choisi.
Discussion |
L’analyse de la littérature s’orientait vers la simulation préopératoire de l’implantation de la glène prothétique, par l’utilisation d’un logiciel spécifique (Walch, 2015) nécessitant un fantôme pour chaque cas. Cette procédure traduit les variabilités que nous avons observées dans notre analyse, avec des écarts de 10 à 20 %. Le deuxième élément de réflexion était la détermination du centre anatomique de la glène qui correspond à la zone osseuse la plus résistante, assurant la stabilité de la quille. De Wilde (2004) avait observé 2 centres - l’un supérieur selon la ligne de Saller et l’autre inférieur selon la technique de Veeger. Il concluait que le centre idéal était celui de Veeger. Dans notre analyse par CT-scan, le centre d’implantation idéal serait situé plus haut pour une quille à 90° par rapport à l’implant glénoïdien.
Conclusion |
En raison des variations anatomiques, il était proposé, après analyse préopératoire par CT-scan, une orientation d’implantation spécifique pour chaque patient selon un dessin d’implant glénoïdal innovant.
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Vol 101 - N° 7S
P. S236 - novembre 2015 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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