Situations à risque de maltraitances sexuelles intrafamiliales chez le mineur. Rôle du médecin généraliste. Étude de 58 dossiers du tribunal de grande instance de Toulouse - 01/12/15
, M. Blavignac Momboisse, P. Mesthe, S. Oustric| pages | 6 |
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Résumé |
Les maltraitances sexuelles chez le mineur en milieu intrafamilial sont des situations fréquentes, graves, mais sous-évaluées en raison d’un manque de connaissance dans le repérage. Le médecin généraliste a un rôle central à tenir. En effet, lors de ses visites au domicile dans les familles, et surtout suivant les motifs de consultations de ces enfants, il peut effectuer un dépistage précoce de ces situations à risque. Cinquante-huit dossiers du tribunal de grande instance de Toulouse, portant uniquement sur des cas d’inceste sur mineurs, ont été analysés. Seules les violences physiques avec maltraitances sexuelles ont été étudiées dans ce travail. Les filles sont plus souvent agressées sexuellement que les garçons (respectivement 69 % et 31 %). Les enfants les plus exposés sont âgés de 7 à 12ans. Les agresseurs sont dans 95 % des cas de sexe masculin et sont en majorité le beau-père ou le père. Un quart des mères des victimes ont elles-mêmes subi cette violence dans leur enfance. Près d’une sur deux a eu son premier enfant à 20ans ou moins. La violence conjugale et la violence physique sur l’enfant se constatent dans respectivement 47 % et 43 % des situations. L’alcoolisme est retrouvé chez 41 % des agresseurs majeurs. Les familles recomposées avec beaucoup d’enfants sont plus touchées. Dans l’ensemble des familles, les aînés et les seconds sont plus souvent les victimes. Au total, 43 % des familles ont été repérées en danger préalablement aux abus sexuels. Le médecin généraliste est l’acteur incontournable de ce dépistage et de sa prévention.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Summary |
Although child sexual abuse within families is common and serious, it is underestimated because of a lack of knowledge of how to identify it. The general practitioner has a crucial part to play in the early identification of high-risk families. Indeed he can detect risk factors when making home calls and mainly according to the reasons for visiting these children. Fifty-eight cases of child sexual abuse in the county court of Toulouse have been analysed, all of them being only incest cases. Only cases of physical violence with sexual abuse have been studied in this work. Girls are more often victims of sexual abuse than boys (69% and 31%, respectively), with children between 7 and 12 years old most at risk. In 95% of cases, their abuser is male and most often the child's stepfather or father. One quarter of the victims’ mothers were subject to such abuse in their own childhood and almost one woman in two had their first child at the age of 20 or even younger. Conjugal violence and child physical violence are observed in respectively 47% and 43% of cases. Alcoholism is a characteristic of 41% of adult-abusers. Stepfamilies with lots of children are more affected. In all types of families, the eldest or the second eldest children are the most frequent victims. In total, 43% of these families have often been identified as at risk before sexual abuse occurs. The general practitioner is a major actor in the identification of high-risk families and the prevention of child sexual abuse.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Abus sexuel intrafamilial, Situations à risque, Médecin généraliste
Keywords : Intrafamilial child sexual abuse, Risk factor, General practitioner
Plan
Vol 6 - N° 3-4
P. 92-97 - juillet 2015 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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