Utilité de la polysomnographie suite à une première crise spontanée chez le sujet âgé de plus de 50 ans - 06/06/16
, Bertrand De Toffol, Julien Biberon, Julien Praline, Nadège LimousinRésumé |
Introduction |
L’épilepsie du sujet âgé est de diagnostic difficile et les troubles respiratoires nocturnes pourraient être un facteur précipitant. Nous avons voulu tester l’utilité d’une polysomnographie systématique pour la recherche d’anomalies paroxystiques et le dépistage du syndrome d’apnée du sommeil (SAS) chez des sujets âgés de plus de 50ans qui ont présenté une première crise non provoquée.
Méthodes |
Tous les patients avec première crise d’épilepsie spontanée âgés de plus de 50ans vus en consultation ou en hospitalisation de neurologie au CHU de Tours entre le 1er février 2013 et le 1er mars 2015 ont été inclus. Tous les patients ont bénéficié d’un EEG de veille, d’une polysomnographie et d’auto-questionnaires de sommeil (Epworth, Berlin). Les données démographiques, les facteurs de risque cardiovasculaires et les questionnaires de sommeil ont été comparés entre les patients présentant un index d’apnée-hypopnée (IAH) supérieur à 15 et inférieur à 15.
Résultats |
Vingt-huit patients (16 hommes et 12 femmes), âgés de 68±8,6ans ont été inclus. La polysomnographie retrouvait des anomalies paroxystiques chez 4 patients pour lesquels l’EEG de veille était normal. Seize patients (57,1 %) avaient un IAH supérieur à 15. Ces patients étaient significativement plus âgés (72,3ans versus 62,4 (p=0,005)) et avaient un indice de masse corporelle plus élevé (27,9 versus 24 (p=0,043)) que les patients avec un IAH inférieur à 15. Ils n’étaient pas plus somnolents, n’avaient pas plus de facteur de risque cardio-vasculaire et ne rapportaient pas plus de signes évocateurs de SAS aux questionnaires de sommeil que les patients avec un IAH inférieur à 15.
Conclusion |
La polysomnographie devrait être réalisée chez les sujets âgés de plus de 50ans à la suite d’une première crise d’épilepsie spontanée pour aider au diagnostic et rechercher un SAS associé qui peut être présent même en l’absence de signes cliniques évocateurs.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Apnée, Épilepsie, Sujets âgés
Plan
Vol 46 - N° 2
P. 102 - avril 2016 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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