P68 - Étude des cancers de l'intervalle du programme de dépistage des cancers colo[shy]rectaux en Isère - 02/03/08
C. EXBRAYAT
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Contexte et objectif : Depuis novembre 1990 un programme de dépistage des cancers colo[shy]rectaux par test Hémoccult est proposé aux femmes de 50 à 69 ans du département de l'Isère dans le cadre d'un triple dépistage, des cancers du sein, des cancers du col utérin et des cancers colo[shy]rectaux par test Hémoccult. Ce programme a permis de diagnostiquer des cancers de bon pronostic (60 % de stade 0 et I). Ces résultats doivent être complétés par une analyse des cas diagnostiqués après un test négatif (cancers de l'intervalle).
Matériel et méthodes : Le Registre des Cancers de l'Isère recueille l'ensemble des cancers colo[shy]rectaux du département de l'Isère. Ces données sont confrontées pour la population cible aux résultats des tests Hémoccult réalisés dans le programme. Les cancers de l'intervalle, découverts moins de trente mois après un test négatif, sont ainsi mis en évidence. Ces données permettent de calculer la sensibilité du protocole et d'analyser l'incidence annuelle de ces cancer. Les stades de diagnostic sont comparés à ceux des cas dépistés dans le programme et des cas diagnostiqués en dehors du dépistage. L'étude des circonstances diagnostiques et des antécédents personnels et familiaux permet de connaître le contexte d'apparition des ces lésions.
Résultats : Entre 1991 et 1997, 69 cancers de l'intervalle ont été trouvés dans la population participante au dépistage alors que 77 cancers colo[shy]rectaux ont été diagnostiqués suite à un dépistage positif pour la même période pour 89 000 tests réalisés. L'incidence annuelle de ces cancers de l'intervalle est de 40 % de l'incidence attendue la première suivant le dépistage, 80 % la seconde année et 60 % le dernier semestre. La sensibilité de ce protocole est de 49,1 % [39,8 %[shy]58,4 %] et sa spécificité de 97,5 % [97,4 %[shy]97,6 %].
Les stades de diagnostic sont moins précoces que pour les cas dépistés. (32 % de stade 0 et I) mais restent plus fréquents qu'en dehors du programme pour la même tranche d'âge (23 %).
Le diagnostic de ces cancers d'intervalle est fait majoritairement sur signes cliniques (94 % des cas dont 4 % dans un contexte d'urgence).
Dans 5 cas le test était en fait positif mais sans coloscopie dans les suites. Dans 8 cas un facteur de risque de cancer colorectal aurait du indiquer une exclusion du dépistage par Hémoccult. Au total 19 % des cas auraient ainsi pu être diagnostiqués dans un contexte différent de celui des cancers de l'intervalle.
Conclusions : Le dépistage par test Hémoccult permet de diagnostiquer des lésions de bon pronostic. Les taux de cancers de l'intervalle sont par contre élevés. Il est donc important que le protocole prévoit une application rigoureuse des critères d'exclusion et que l'acceptabilité de la coloscopie après tests positifs soit élevée.
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Vol 50 - N° SUP 4
P. -1--1 - octobre 2002 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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