Tolérance d’une association évérolimus – exposition réduite d’inhibiteur de la calcineurine : expérience monocentrique en vie réelle - 20/09/16
Résumé |
Introduction |
Nous rapportons la tolérance de l’association d’évérolimus (EVL) et d’une exposition réduite d’anticalcineurine (CNI) dans notre centre et la comparons à une population historique.
Patients et méthodes |
Il s’agit d’une étude rétrospective de 251 patients transplantés de 05/2011 à 02/2016, traités par basiliximab, CNI (CsA, n=19 ou tacro, n=232), corticoïdes, et EVL (n=118) ou acide mycophénolique (MPA, n=133). La comparaison est présentée en intention de traiter.
Résultats |
Les caractéristiques étaient similaires dans les 2 groupes en dehors du délai de suivi, supérieur dans le groupe MPA historique (706±493jours vs 268±224jours, p<0,01). Les 2 groupes étaient caractérisés par une efficacité similaire en termes de pronostic rénal. Une modification du traitement a été plus fréquente (52 % vs 36 %, p=0,02) et plus précoce (92±105jours vs 216±212, p<0,01) dans le groupe EVL. L’EVL a dû être stoppé chez 22 % des patients pour mauvaise tolérance. L’incidence d’urinome (3 % vs 3 %, p=1), de lymphocèle (8 % vs 4 %, p=0,18), de retard de cicatrisation (8 % vs 3 %, p=0,15), d’anémie après 3 mois (64 % vs 55 %, p=0,20), de diarrhée (10 % vs 17 %, p=0,14), d’aphtes (3 % vs 1 %, p=0,42), de folliculite (4 % vs 4 %, p=1) et de diabète (27 % vs 26 %, p=0,88) était similaire dans les 2 groupes. L’incidence de lymphœdème (17 % vs 4 %, p<0,01) et de traitement par statine à A1 (83 % vs 50 %, p<0,01) était plus élevée alors que celle de tremblement (1 % vs 7 %, p=0,02) et de leucopénie (8 % vs 35 %, p<0,01) était plus faible dans le groupe EVL. Un changement du protocole initial a été plus fréquemment réalisé pour inefficacité suspectée dans le groupe EVL (21 % vs 4 %, p=0,01). Nous n’avons pas trouvé de différence entre les groupes en termes d’infections bactériennes, d’infection à BK virus et de virémie à CMV. En revanche, parmi les receveurs CMV négatifs, le taux de primo-infection à CMV était moins élevé dans le groupe EVL (5 % vs 32 %, p<0,01).
Discussion |
La crainte de son inefficacité est souvent responsable d’une modification du protocole CNI/EVL. Le lymphœdème constitue le principal effet secondaire de l’EVL. L’association CNI/EVL est associée à une forte réduction des primo-infections à CMV.
Conclusion |
L’intérêt de cette association sur le risque viral nécessite de mieux appréhender le profil d’efficacité et de tolérance de l’association CNI/EVL.
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Vol 12 - N° 5
P. 286 - septembre 2016 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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