Évaluation des complications et évènements indésirables après reconstruction du ligament croisé antérieur comparant 2 types de greffe - 09/11/16
Résumé |
Introduction |
Les complications et évènements indésirables après ligamentoplastie du ligament croisé antérieur (LCA) sont souvent sous-estimées et sous-évaluées. L’objectif de cette étude était d’identifier et de décrire l’ensemble de ces évènements survenus dans les 2ans suivant une ligamentoplastie du LCA et de les comparer en fonction du type de greffon utilisé : autogreffe aux tendons ischio-jambiers (DIDT) ou autogreffe au tendon patellaire (TP).
Matériel et methode |
Neuf cent cinquante-huit patients ont été inclus prospectivement et opérés par le même opérateur utilisant les deux types de greffes (DIDT ou TP). Les patients étaient revus à 6 semaines, 3, 6 et 24mois post-ligamentoplastie. Les données démographiques, les complications et les évènements indésirables étaient recueillis. La laximétrie au recul était mesurée au KT1000. Les variables quantitatives étaient analysées par un test t de Student et les variables qualitatives par un test de Chi2 avec un seuil de significativité de 0,05.
Résultats |
Cent quarante-sept patients (15 %) étaient perdus de vue au dernier recul. Les 2 groupes étaient comparables concernant l’âge moyen au moment de la chirurgie, le type de sport et les laxités différentielles préopératoire et au recul mesurées au KT 1000. Les principales complications ont été : les douleurs antérieures (16 %), les raideurs en extension (9 %), les lésions méniscales secondaires (7,2 %), les douleurs sur matériel (9 %), les ruptures de plastie (5,3 %), les ruptures du ligament croisé antérieur controlatéral à la ligamentoplastie (3 %), les fractures de patella (0,4 %), les infections et les complications thrombo emboliques (1 %). Aucune différence significative n’était retrouvée entre les 2 groupes concernant la fréquence des raideurs articulaires, des lésions méniscales secondaires et des douleurs antérieures au terme des 2ans postopératoire. Les ruptures de ligamentoplastie et les douleurs sur matériel sont plus fréquentes dans le groupe DIDT (respectivement, p=0,023 et p=0,001). Les ruptures du LCA controlatéral dans les 2ans ainsi que les douleurs antérieures initiales surviennent davantage dans le groupe tendon patellaire (p=0,016).
Conclusion |
La reconstruction du LCA utilisant une autogreffe aux tendons ischio-jambiers ou au tendon patellaire donne des résultats fonctionnels satisfaisant sans complications majeures. Toutefois, le taux global d’évènements indésirables et de complications au cours des 2ans suivant la ligamentoplastie est relativement élevé (39 %) et le patient devrait systématiquement en être informé.
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Vol 102 - N° 8S
P. S289 - décembre 2016 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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