Évaluation des connaissances dans 3 populations différentes des modes de transmission du VIH, de la PrEP et de la PEP : encore des progrès à faire en 2016 ! - 25/05/17
Résumé |
Introduction |
À l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le VIH, nous avons voulu évaluer les connaissances concernant les modalités de transmission du VIH, la prophylaxie pré-exposition (PrEP) et la prophylaxie postexposition (PEP) au sein de trois types de population afin d’identifier des possibilités d’amélioration des messages de prévention.
Matériels et méthodes |
À partir d’un questionnaire standardisé sur les modes de contamination du VIH (16 items), sur la connaissance des prophylaxies pré (PrEP) et postexposition (PEP) (oui/non, modalités de prise et dispensation), 3 groupes de population ont été évalués et comparés autour du 1er décembre : groupe (G)1 (patients VIH suivis en consultation), G2 (élèves infirmiers en fin de cursus), G3 (population « générale »). Chaque item « vrai » concernant la contamination par le VIH était coté d’un point, aucun point négatif n’était appliqué. Les connaissances sur les modes de contamination étaient considérées bonnes lorsque le score obtenu était≥12/16, moyennes lorsqu’il était entre 6 et 11 et mauvaises lorsqu’il était<5. Les données ont été analysées puis comparées à l’aide d’un test de χ2.
Résultats |
Deux cent quatre-vingt-deux personnes ont répondu au questionnaire (G1 : 50, G2 : 82, G3 :150). Il s’agissait de 90 hommes et 192 femmes, d’âge médian 28 ans (16–86). La PrEP était connue de 17 personnes (6 %) et la PEP de 30 (10,6 %) sans différence significative entre les 3 groupes. Le score moyen de réponses correctes à l’ensemble des items concernant le VIH était respectivement de 10,8 pour G1, 11,3 pour G2 et 10,1/16 pour G3 avec une différence statistiquement significative entre G2 et G3 (p<0,001). Dans le G1, 24 (48 %) personnes avaient une bonne connaissance des modes de transmission contre 40 (49 %) dans le G2 et 48 (32 %) dans le G3. Les personnes ayant un antécédent d’IST avaient un score>12 de façon significativement plus fréquente que les autres (p=0,001). Parmi les populations à risque (les personnes à partenaires sexuels multiples, originaire de région à prévalence du VIH>1 %, hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes : HSH), seuls les HSH connaissaient plus fréquemment la PrEP et la PEP que le reste de la population étudiée (respectivement 37,5 % vs. 27,6 % ; p=0,07 et 53,1 % vs. 35,9 % ; p=0,003).
Conclusion |
La connaissance des modes de transmission et des mesures de prévention du VIH restent insuffisants tant dans la population générale que chez les patients infectés par le VIH. Néanmoins, parmi les personnes les plus à risques, les HSH semblent mieux informés notamment en matière de PrEP et PEP. Les messages de prévention doivent intégrer les nouvelles modalités dont la PreP et rappeler les plus anciennes dont la PEP.
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Vol 47 - N° 4S
P. S153 - juin 2017 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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