Péritonite en dialyse péritonéale : aspects microbiologiques, causes et devenir des patients. Une expérience de 10 ans - 16/09/17
, Y. Guedri 2, S. Mrabet 2, D. Zallema 3, W. Sahtout 1, A. Azzebi 1, S. Toumi 4, C. Manel 5, S. Amor 6, F. Sabri 2, A. Achour 2Résumé |
Introduction |
Le premier épisode de péritonite affecte la survie de la membrane péritonéale ainsi que la survie des patients. Le but de cette étude est de déterminer le taux de péritonite, les organismes responsables et les différentes causes de péritonite chez des patients tunisiens en dialyse péritonéale (DP).
Patients et méthodes |
Il s’agit d’une étude descriptive rétrospective incluant 185 patients qui ont initié la DP entre janvier 2006 et juin 2016 dans le département de néphrologie de l’hôpital universitaire Sahloul en Tunisie. Le taux de péritonite, les germes responsables et les différentes causes de péritonite ainsi que le devenir du patient après sa survenue ont été analysés.
Résultats |
Au total, 186 épisodes de péritonite ont été observés chez 69 patients au cours d’une période de dix ans. Le taux moyen de péritonite était un épisode par patient tous les 26,7 mois. La culture était négative dans 73 cas (39,24 % des cas). Les germes les plus souvent isolés étaient le cocci gram+ (CG+) (29,56 %). La proportion de gram-négatifs (G−) était de 20,43 %. La péritonite était fongique dans 3,68 % des cas. Les CG+ étaient représentés par Staphylococus aureus principalement (15 %). Les G− étaient principalement représentés par le Pseudomonas (28,9 %) puis par l’E. coli (23,6 %). La principale cause de péritonite était le manque d’asepsie dans 78,2 % des cas. Les autres causes mineures étaient : la contamination endogène, l’infection du tunnel, la déconnexion, la rupture du cathéter. Parmi 93 patients atteints d’au moins une péritonite, 35 (37,63 %) ont été transférés en hémodialyse avec un taux d’échec de DP égal à 30,27 %. Un seul décès a été observé suite à une péritonite fongique.
Discussion |
Selon la littérature, la proportion d’organismes G− est passée de 9,8 % à 17,3 %. Il y a eu une différence significative dans le pourcentage de péritonites à culture négative les trois dernières années. Et cela semble rejoindre nos résultats. De toute évidence, la flore péritonéale infectieuse dépend étroitement de la flore de l’environnement hospitalier.
Conclusion |
La principale cause de péritonite était l’asepsie. La péritonite peut causer une défaillance de la technique. Pour cela, l’éducation thérapeutique des patients sous DP doit être la principale cible de prévention.
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Vol 13 - N° 5
P. 328 - septembre 2017 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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