Perception d’une inégalité de longueur après prothèse de hanche : quels sont les paramètres significatifs ? - 23/11/17
, Caroline Florequin, Dominique Folinais, Aidin Eslam Pour| pages | 2 |
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Résumé |
Introduction |
L’objectif de cette étude est de déterminer la corrélation entre les paramètres anatomiques et fonctionnels du membre inférieur et du bassin et la perception d’inégalité de longueur chez les patients porteurs d’une PTH.
Matériel et méthodes |
Cent un patients ayant une PTH unilatérale de première intention, sans déformation rachidienne et sans chirurgie préalable du rachis ou des membres inférieurs ont été inclus. Tous les patients ont eu des radiographies EOS debout corps entier. Pour chaque sujet, les paramètres suivants ont été mesurés à l’aide du logiciel SterEOS et comparés entre chaque membre implanté et le côté controlatéral : les longueurs anatomiques (tibia, fémur et totale) et fonctionnelle, l’offset fémoral, l’angle cervico-diaphysaire, la torsion fémorale, les angles HKS et HKA. L’obliquité et la rotation pelviennes ont été mesurées avec les paramètres pelviens. Le ressenti d’inégalité de longueur a été recueilli à l’aide d’un questionnaire. L’étude statistique permettant de déterminer la corrélation entre les différents paramètres et le ressenti a été faite à l’aide d’une régression logistique. Un test de Student a permis de comparer les moyennes de deux échantillons pour déterminer si elles différent de façon significative (p=0,05).
Résultats |
Les moyennes des différences de longueurs fonctionnelles sont de 5,2mm chez les patients qui ne perçoivent pas d’inégalité et de 10mm pour ceux qui la perçoivent (p<0,05). Les moyennes des différences de longueurs anatomiques sont de 5,3mm chez les patients qui ne perçoivent pas d’inégalité et de 9,3mm pour ceux qui la perçoivent (p<0,05). Les moyennes des obliquités pelviennes sont de 5,0mm chez les patients qui ne perçoivent pas d’inégalité et de 9,9mm pour ceux qui la perçoivent (p<0,05). Les différences de rotation pelvienne sont aussi significatives (p<0,05).
Discussion |
Nous avons observé une relation entre la différence de longueur des deux membres qu’elle soit anatomique ou fonctionnelle et le ressenti d’inégalité, mais il ne s’agit pas du seul facteur significatif. On observe que pour une même faible inégalité de longueur les patients ayant une obliquité pelvienne plus importante ressentiront une inégalité. La rotation du bassin doit aussi être considérée.
Conclusion |
La perception de l’inégalité de longueur semble plus dépendre de l’obliquité du bassin et des longueurs anatomiques ou fonctionnelles globales du membre que de l’inégalité strictement tibiale ou fémorale. Cette étude met en évidence l’importance de la prise en compte de tous les paramètres morphologiques du patient mais aussi d’une analyse en charge lors de la planification d’une PTH.
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Vol 103 - N° 7S
P. S50-S51 - novembre 2017 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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