Pierre Schützenberger (1888–1973) : un aliéniste, expert dans l’affaire des sœurs Papin (Partie I) - 23/12/17
Pierre Schützenberger (1888–1973): An alienist-physician, expert in the affair of Papin's sisters (Part one)
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Résumé |
Le Mans, 2 février 1933 : Christine et Léa Papin assassinent sauvagement à leur domicile leur patronne, Madame Léonie Lancelin, et sa fille Geneviève. Un procès qui va passionner la France entière et défrayer la chronique. Le lendemain du crime, Pierre Schützenberger (1888–1973), médecin-chef à l’asile public du Mans, est commis expert. Quelques semaines plus tard, il est assisté de Victor Truelle (1871–1938), chef de service à l’hôpital Sainte-Anne, et de Jacques Baruk (1872–1975), médecin à l’hôpital Saint-Gemmes-sur-Loire. Les experts ont pris la position très nette de la responsabilité absolue des prévenues. Une correspondance inédite entre Schützenberger et le psychiatre Louis Le Guillant (1900–1968) nous permet, d’une part, de revenir dans les coulisses de cette expertise qui fut vivement discutée pendant et après le procès et, d’autre part, de la replacer dans le contexte des années 1930. Pour Schützenberger, aucune incursion possible, ne serait-ce que furtive, n’était possible dans une analyse psychologique de l’expertise et encore moins à la lumière de la psychanalyse ; en témoigne une conférence inédite sur le freudisme en pleine affaire Papin, le 9 mars 1933. Schützenberger était fort sceptique quant à l’introduction de la psychanalyse en psychiatrie, ce qui marquait un recul sur les notions biologiques que l’École somatique française avait introduites en psychopathologie.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Abstract |
In Le Mans on 2 February 1933: Christine and Lea Papin murdered savagely their patroness Mrs Léonie Lancelin and her daughter, Geneviève, at their home. A trial that excited the whole of France and defrayed the chronicle. Pierre Schützenberger (1888–1973) was the head doctor at the mental asylum of Le Mans. The day after the crime, he was appointed as psychiatric expert. As a few weeks later, he shall be assisted in this task by Victor Truelle (1871–1938) and Jacques Baruk (1872–1975). Every two was alienists. The first was a head doctor at Sainte-Anne hospital in Paris and the second at Saint-Gemmes-sur-Loire asylum near Anger. The experts took the clear position of the absolute responsability of the defendants. A correspondence between Schützenberger and the psychiatrist Louis Le Guillant (1900–1968) allows us, on the one hand, to go behind the scenes of this expertise, which was vigorously challenged during and after the trial and, on the other hand, to situate it in the context of the 1930s. There was not a possible psychological analysis for P. Schützenberger in this case. As illustrated his non-published conference on freudism that was held on 9th March 1933. When reading one of this we note that he was very sceptical by the introduction of Psychoanalysis, which appeared to him to be a backward step compared with the French Somatical School's use of biological notions in Psychopathology.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Cas des sœurs Papin, Criminologie, Expertise psychiatrique, Histoire de la psychiatrie, Psychanalyse, Psychiatrie médico-légale
Keywords : Criminology, Forensic psychiatry, History of psychiatry, Psychiatric expertise, Psychoanalysis, Sister's Papin case
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