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Syndrome de Stevens Johnson et gynécomastie induits par les inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (INNTI) chez un enfant infecté par le VIH - 28/04/18

Doi : 10.1016/j.annder.2018.03.007 
G. Mahamadou , B. Saka, A.S. Akakpo, A. Bassowa, A.N. Dapam, J.N. Teclessou, E. Mensah, P. Pitché
 Service de dermatologie et IST, CHU Sylvanus Olympio, BP57, Lomé, Togo 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Les inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (INNTI) sont des médicaments antirétroviraux souvent utilisés en première ligne du régime thérapeutique de l’infection à VIH1. Nous rapportons un cas de gynécomastie bilatérale sévère et d’un syndrome de Stevens Johnson respectivement induit par l’efavirenz et la névirapine chez un même patient.

Observation

Un garçon de 16 ans, infecté par le VIH depuis la naissance a été mis sous ténofovir, abacavir et efavirenz depuis août 2015. En avril 2016, quand son poids a atteint 32kg, l’abacavir a été remplacée par la lamivudine. Une augmentation bilatérale de volume mammaire, dissimulée par le patient a été diagnostiquée deux ans après le début du traitement antirétroviral. L’histoire de la maladie, l’examen physique et les examens de laboratoire ont permis d’exclure les causes connues de gynécomastie. L’efavirenz a été alors considérée comme la cause la plus vraisemblable. Ce médicament a été donc retiré et remplacé par la névirapine en juillet 2017. Trente trois jours après le début du traitement par la névirapine, une éruption cutanée est apparue. À l’examen physique, on notait des macules érythémateuses, des bulles flasques avec un décollement cutané estimé à 10 %. Il y avait également des lésions conjonctivales, buccale et génitale. Le diagnostic de syndrome de Stevens Johnson induit par la névirapine a été retenu. Deux mois après le retrait de l’efavirenz, la taille des seins a diminué de 3cm au sein gauche et de 2cm à droite.

Conclusion

La recherche d’une gynécomastie comme effet indésirable de l’efavirenz est primordiale afin d’intervenir au moment où l’affection peut encore être réversible. Par ailleurs, en cas de gynécomastie induite par l’efavirenz, un inhibiteur de protéase (IP) devrait être préféré à la névirapine pour diminuer le risque de toxidermie.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Gynécomastie, Syndrome de Stevens Johnson, INNTI, Lomé (Togo)


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Vol 145 - N° 4S

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