Aspects cliniques et électroneuromyographiques de 3 patients présentant une VCP-opathie suivis au CHU de Bordeaux - 01/08/18
, Stéphane Mathis a, Fanny Duval a, Marie-Laure Martin-Négrier b, Guilhem Solé bRésumé |
Introduction |
Les mutations du gène VCP peuvent-être à l’origine de diverses manifestations neuromusculaires [1, 2, 3]. Nous présentons le cas de trois patients suivis au CHU de Bordeaux, porteurs de VCP-opathies dont les aspects électrocliniques diffèrent, témoignant de l’hétérogénéité des manifestations cliniques de cette pathologie.
Observations Mr D., 55 ans, présentait une fatigabilité à la marche depuis quelques mois. L’examen clinique retrouvait une amyotrophie paravertébrale lombaire droite, un déficit moteur asymétrique des 4 membres, un décollement de l’omoplate droite et des réflexes vifs. L’ENMG montrait de nombreuses activités de repos, sans anomalie des conductions, orientant vers un diagnostic de SLA. Devant une scapula alata devenue bilatérale, un nouvel ENMG fut pratiqué, retrouvant un tracé « myogène ». La biopsie musculaire montrait des vacuoles bordées orientant la recherche génétique de la mutation VCP. Mr C., 57 ans, présentait un déficit d’abduction des épaules asymétrique et un steppage droit, l’ensemble de ces symptômes étant apparus progressivement vers 45 ans. L’ENMG révélait un tracé « myogène » dans certains muscles, « neurogène » dans d’autres, évoquant un processus myopathique chronique. La biopsie musculaire retrouvait des vacuoles bordées orientant vers la recherche de mutations du gène VCP. Mme B., 65 ans se plaignait de crampes des mollets depuis plusieurs d’années. Cliniquement, on observait des pieds creux et un syndrôme tétrapyramidal, mais l’IRM cérébromédullaire initiale était normale. L’ENMG retrouvait une discrète atteinte sensitive d’allure démyélinisante. La recherche génétique de paraplégie spastique familiale était négative. Une nouvelle IRM médullaire a révélé des signes évocateurs d’une maladie de Paget ayant motivé la recherche de mutations du gène VCP.
Conclusion |
Les VCP-opathies peuvent revêtir des aspects cliniques et électroneuromyographiques hétérogènes, fréquemment responsables d’une errance diagnostique. Poser un diagnostic de VCP-opathie représente donc un challenge : c’est souvent l’association d’une maladie de Paget ou d’une DFT à une atteinte neurologique (d’allure centrale ou périphérique) qui doit nous inciter à la rechercher.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Paraparésie spastique, Sclérose latérale amyotrophique, VCP-opathie
Plan
Vol 48 - N° 4
P. 245 - septembre 2018 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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