Évaluation intermédiaire d’un programme d’optimisation du dépistage, de la prise en charge et du codage des troubles nutritionnels dans un CHU - 15/11/18
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Résumé |
Introduction et but de l’étude |
La dénutrition impacte la durée moyenne de séjour (DMS), la morbi-mortalité, la cicatrisation, la survenue d’infections nosocomiales et la survie globale. Les indicateurs(qualité et codage des comorbidités nutritionnelles) montrent un déficit de dépistage, de prise en charge et de codage de la dénutrition (vs prévalence connue) ce qui entraîne une perte de chances pour le patient et un déficit de recettes pour l’hôpital. L’objectif était de mettre en place et d’évaluer un dispositif optimisé (OPTINUT) basé sur les recommandations nationales et l’intervention graduée des professionnels.
Matériel et méthodes |
Fin2015,des « enquêtes flash » ciblant les patients hospitalisés plus de 3jours ont précisé la prévalence réelle de la dénutrition et le déficit de repérage, de prise en charge et de codage. La réorganisation du fonctionnement des équipes diététique et nutrition est initiée dès 2015, renforcée mi 2016 par des moyens supplémentaires CDD (3ETP diét-0,5ETP médical) pour assurer une intervention en 3 niveaux :renforcement de la vigilance et de l’évaluation nutritionnelle initiale par les équipes des unités (niveau 1), passages systématisés de diététiciens avec évaluation complémentaire de l’ensemble des patients, prise en charge des patients identifiés (niveau 2), passage systématique d’un médecin nutritionniste pour les prises en charge complexes identifiées par le diététicien (niv 3).L’objectif était d’évaluer l’impact du dispositif sur le repérage, la prise en charge et codage de la dénutrition et la DMS.
Résultats et analyse statistique Après 1 an, on note une augmentation majeure du nombre de patients vus par les diet dans les services cibles et globalement dans le CHU : +13 % entre les 1er semestres 2016 et 2017, liée aux moyens supplémentaires, +35 % entre 2015 et 2017, résultant de la réorganisation interne et du renforcement. Dans les services cibles, le nombre de patients pris en charge et codés a été multiplié par 3 en moyenne, d’un facteur 20 dans certains services. Une optimisation (×2) était observée même à moyens constants dans des services où l’activité nutritionnelle était déjà présente. Le codage avec comorbidité dénutrition des séjours>3 nuits était en forte progression dans l’établissement total (+22 %) et particulièrement dans les services cibles (+47 %) entre le 2e semestre 2016 et le 1er semestre 2017)
Conclusion |
L’action coordonnée des équipe nutrition/diet, soutenue par une démarche institutionnelle, a permis à court terme une organisation nouvelle de l’activité transversale dont l’impact est mesurable sur l’ensemble de l’établissement. Un renforcement humain expérimental dans des services antérieurement peu concernés par la prise en charge nutritionnelle a un impact rapide sur les indicateurs. L’étude économétrique se poursuit pour évaluer l’impact du dispositif sur la DMS,la valorisation des séjours et son efficience.
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Vol 32 - N° 4
P. 266-267 - novembre 2018 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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