Angiœdèmes vibratoires aux ronflements - 15/01/19
au nom du
CREAK
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Résumé |
Introduction |
Les angiœdèmes (AE) vibratoires sont rarement rapportés, surtout ceux liés aux ronflements. Nous rapportons une série de 5 patients ayant présenté des AE de la sphère ORL liés aux ronflements.
Observations |
Patiente 1 : une femme de 36 ans atopique, consultait à 26 semaines d’aménorrhée pour un AE isolé de la luette nocturne, de résolution spontanée en quelques heures. Elle signalait d’importants ronflements depuis le début de sa grossesse.
Patient 2 : un homme de 87 ans, hypertendu avec un syndrome d’apnée obstructif du sommeil (SAOS) non appareillé, avait présenté un AE sous inhibiteur de l’enzyme de conversion (IEC) en 2011. Sans reprendre d’IEC/sartan, il consultait pour un nouvel épisode d’AE de la langue au réveil, ayant régressé en quelques heures sous antihistaminiques (AH1) et corticoïdes.
Patient 3 : un homme de 82 ans, diabétique sous IEC depuis 10 ans, avec un SAOS non appareillé depuis 3 mois, présentait 3 AE de la langue au réveil en 2 mois, de résolution spontanée en 12h.
Patient 4 : un homme de 72 ans, hypertendu sans IEC/sartan, atopique, avec un SAOS non appareillé, présentait 3 AE de la sphère ORL au réveil, ayant rapidement régressé sous AH1 et corticoïdes, sans récidive depuis la prise continue d’AH1.
Patient 5 : un homme de 70 ans diabétique, hypertendu sous sartan depuis 10 ans et avec un SAOS non appareillé, présentait 2 AE de la lèvre supérieure et des joues, le 1er régressant rapidement sous AH1, le 2nd ayant nécessité une injection d’icatibant.
Les dosages du C1-inhibiteur étaient normaux chez les 5 patients. Les IEC/sartan étaient interrompus.
Le test de provocation avec agitateur Vortex® à 1000 RPM pendant 5minutes sur l’avant-bras (avec un sujet contrôle) était positif chez tous les patients : 4 patients avaient une augmentation du périmètre de l’avant-bras de 1 à 2cm, érythémateuse et prurigineuse ; la patiente 1 avait un œdème érythémateux et prurigineux de la main homolatérale (Annexe A).
Discussion |
Les AE vibratoires font partie des urticaires chroniques inductibles. Les ronflements sont une source de vibrations de toute la cavité oropharyngée, et potentiellement d’AE vibratoires. Face à un AE de la sphère ORL chez un patient ronfleur, 2 hypothèses sont possibles : un AE vibratoire sporadique à traiter par AH1 ou en cas de prise d’IEC/sartan, un AE à bradykinine induit par les microtraumatismes des ronflements. Le test de provocation devrait être réalisé après 6 mois d’arrêt des IEC/sartan, bien qu’aucun AE extra-ORL n’ait été décrit avec ces traitements et que le caractère érythémateux et prurigineux de l’AE soit en faveur d’un AE histaminergique. L’appareillage des SAOS permet le plus souvent une rémission des AE, mais un traitement par AH1±omalizumab peut être proposé.
Conclusion |
Tout AE de la sphère ORL devrait être exploré par un test de provocation vibratoire, idéalement après 6 mois d’arrêt des IEC/sartan pour étayer le diagnostic différentiel d’AE vibratoire histaminergique.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Angiœdème, Inhibiteurs de l’enzyme de conversion, Ronflement
Plan
| ☆ | Les illustrations et tableaux liés aux abstracts sont disponibles à l’adresse suivante : https://doi.org/10.1016/j.annder.2018.09.478. |
Vol 145 - N° 12S
P. S297-S298 - décembre 2018 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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