Projet MUSE : Élaboration d’une approche globale des populations vulnérables vis-à-vis de la qualité de l’air intégrant les nouvelles technologies - 04/04/19
, J. Araszkiewiez 2, O. Diagana 3, C. Casta 4, L. Debard 5, P. Gibelin 1, D. Charpin 6, R. Collomp 1, ⁎ 
Résumé |
Introduction |
Les actions actuelles vis-à-vis de la qualité de l’air (QAI) présentent des lacunes : messages émis presque exclusivement lors des pics alors que les impacts principaux sur la santé concernent l’exposition chronique, diffusion large sans certitude que les personnes les plus vulnérables les reçoivent, perception parfois anxiogène des informations transmises. Notre projet pluridisciplinaire (académiques, collectivités et industriels) vise à élaborer une approche globale et innovante « 3.0 » de suivi sanitaire interactif adapté à la prise en charge de personnes vulnérables vis-à-vis de la QAI.
Méthodes |
Le projet est structuré en 5 axes : données sanitaires, qualité de l’air, médias communication, motivation individuelle et système d’information.
Résultats |
Les conseils sanitaires correspondent aux recommandations du Haut conseil de santé publique, adaptés à la population générale ou vulnérable et déclinés selon 3 niveaux de pollution : inférieur au seuil, entre seuil et alerte et supérieur à l’alerte. Les polluants retenus sont le NO2, les particules fines (PM10), l’ozone et les pollens. L’application smartphone élaborée permet de : (i) adresser des messages sanitaires selon le profil et la qualité de l’air (géolocalisation) ; (ii) apporter des messages de prévention et d’actualité ; (iii) à l’utilisateur, de déclarer ses « signaux faibles » (symptômes ne nécessitant pas une consultation ou hospitalisation ; (iv) présenter un tableau de bord regroupant activités physiques/qualité de l’air et signaux faibles déclarés à destination des professionnels de santé afin d’adapter la prise en charge du patient si besoin. Un site internet (dossiers d’information et vidéos pédagogiques) ainsi qu’un compte Twitter complètent le dispositif.
Discussion |
L’évaluation de l’usage réalisée a identifié 2 points majeurs : la formation au préalable des professionnels de santé à la qualité de l’air et l’accompagnement du patient afin qu’il devienne réellement co-acteur de sa prise en charge.
Conclusion |
Dans le cadre de la poursuite du projet MUSE il a été décidé d’intégrer en complément des capteurs personnels mobiles (polluants air extérieur) interfacés avec l’application smartphone ce qui devrait renforcer la motivation individuelle.
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Vol 59 - N° 3
P. 267 - avril 2019 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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