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Intérêt de la musicothérapie dans les troubles du comportement chez des patients déments hospitalisés - 21/05/19

The interest of music therapy in behavioral disorders among demented hospitalized patients

Doi : 10.1016/j.npg.2019.01.001 
R. Brahmi , S. Ouameri , J. Toumi , E. Boulardin , C. Trivalle
 Service de gérontologie 1 et SSR Alzheimer, hôpital universitaire Paul-Brousse, AP–HP HUPS, 12, avenue Paul-Vaillant-Couturier, 94800 Villejuif, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Au cours de la maladie d’Alzheimer et des pathologies apparentées, les troubles du comportement jugés perturbateurs représentent une vraie difficulté de prise en charge. Les effets indésirables des psychotropes limitent leur prescription, d’où la nécessité de promouvoir des techniques de soins non médicamenteuses. Dans ce cadre, nous avons réalisé une étude pour mesurer l’impact de la musicothérapie sur la prescription de psychotropes. Cette étude sur 6 mois a inclus 40 patients hospitalisés dans les unités Alzheimer de l’hôpital universitaire Paul-Brousse (AP–HP) et ayant des troubles du comportement jugés perturbateurs. Le programme de musicothérapie prévoyait, pour chaque patient, 3 séances par semaine d’une durée de 15 à 45min. La moyenne d’âge des patients était de 82,9 ans. La maladie d’Alzheimer était le type de démence le plus fréquent (52,5 %). Soixante-cinq pour cent avaient une pathologie très évoluée avec un MMS non testable. Les benzodiazépines (BZD) représentaient 95 % des psychotropes prescrits. Après le programme de musicothérapie, nous avons constaté une baisse de la consommation des benzodiazépines très significative (p=0,0002) et une tendance à la diminution du recours aux traitements en « si besoin ». Il n’y avait pas de différence dans la prescription des neuroleptiques, des antidépresseurs et des hypnotiques. La prise en charge des troubles du comportement dans la maladie d’Alzheimer doit passer par la limitation des prescriptions de psychotropes et par la promotion des techniques de soins non médicamenteuses comme la musicothérapie.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Summary

In the course of Alzheimer's disease and related pathologies, behavioral disorders considered to be disruptive lead to real difficulties for management. The adverse effects of psychotropic drugs limit their prescription, hence the need to promote non-drug care techniques. In this context, we conducted a study to measure the impact of music therapy on the prescription of psychotropic drugs. This 6-month study included 40 hospitalized patients in the Alzheimer's units of Paul Brousse University Hospital (AP–HP) with behavioral disorders deemed disruptive. For each patient, the music therapy program provided for 3 sessions per week lasting 15 to 45min. The average age of the patients was 82.9 years. Alzheimer's disease was the most common type of dementia (52.5%). Sixty-five percent had a very advanced pathology with a non-testable MMS. Benzodiazepines (BZDs) accounted for 95% of the psychotropic drugs prescribed. Following the music therapy program, we found a very significant decrease in benzodiazepine consumption (P=0.0002) and a decrease in the use of “if needed” treatments. There was no difference in the prescriptions of neuroleptics, antidepressants or hypnotics. The management of behavioral disorders in Alzheimer's disease should include the restriction of psychotropic prescriptions and the promotion of non-medical care techniques, such as music therapy.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Maladie d’Alzheimer, Troubles du comportement, Hospitalisation, Musicothérapie, Psychotropes, Benzodiazépines, SCPD

Keywords : Alzheimer's disease, Behavioral disorders, Hospitalization, Music therapy, Psychotropic drugs, Benzodiazepines, BPSD


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Vol 19 - N° 111

P. 162-168 - juin 2019 Retour au numéro
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