Modifications du profil de l'endocardite infectieuse (EI) en France Résultats d'une enquête épidémiologique conduite sur un an - 01/01/02
Groupe d'enquête de l'Association pour l'Étude et la Prévention de l'Endocardite Infectieuse (AEPEI)
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*Auteur correspondant. B. Hoen ; Service de maladies infectieuses et tropicales, CHU de Besançon, hôpital Saint-Jacques, 25030 Besançon cedex, France
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Résumé |
L'objectif de cette étude était d'actualiser les informations obtenues en 1991, en France, grâce à une enquête transversale (janvier à décembre 1999), dans toutes les structures hospitalières de 6 régions françaises (26 % de la population = 16 millions d'habitants). Trois cent quatre-vingt dix adultes ont eu une EI certaine (critères de Duke). L'incidence annuelle, standardisée sur l'âge et le sexe, était de 31/million (IC à 95 % 28-35). On ne connaissait pas de cardiopathie chez 47 % des patients ; la proportion d'EI sur prothèse valvulaire était de 16 %. Les micro-organismes responsables étaient : streptocoques 48 % (groupe D 25 %, oraux 17 %, pyogènes 6 %) ; entérocoques 8 % ; Abiotrophia sp. : 2 % ; staphylocoques : 29 % ; autres ou multiples micro-organismes : 8 %. Les hémocultures étaient négatives dans 9 % des cas et aucun micro-organisme n'a pu être identifié dans 5 % des cas. Comparé à 1991, nous montrons une diminution de l'incidence chez les patients avec cardiopathie connue (20,6/million contre 15,1/million, p < 0,001) ; une réduction des streptocoques oraux (7,8/million contre 5,1/million, p < 0,001), mais une augmentation des streptocoques du groupe D (5,3/million contre 6,2/million, p = 0,67) et des staphylocoques (4,9 cas/million contre 5,7 cas/million, p = 0,97) ; une augmentation de la chirurgie à la phase hospitalière (31,2 % contre 49,7 %, p < 0,001) ; une diminution de la mortalité hospitalière (21,6 % contre 16,6 %, p = 0,008).
Mots clés : Endocardite infectieuse ; Épidémiologie ; Streptocoque ; Staphylocoque.
Abstract |
The aim of this study was to update data collected en 1991, in France, using a transversal survey (January to December 1999), in all hospital institutions of 6 French regions (26% of the population = 16 millions inhabitants). Three hundred and ninety adult patients presented with a proved IE (Duke's criteria). The yearly incidence, standardized for age and sex, was 31/million (CI at 95% 28-35). Forty seven percent of patients did not present with a documented heart disease; the proportion of IE on a valvular prosthesis was 16%. The microorganisms involved were: streptococci 48% (group D 25%, oral 17%, pyogenes 6%); enterococci 8%; Abiotrophia sp.: 2%; staphylococci: 29%; other or multiple microorganisms: 8%. Blood culture was negative in 9% of the cases and no microorganism was identified in 5% of the cases. Compared to 1991, we found a lower incidence of IE in patients with documented heart-disease (20.6/million compared to 15.1/million, p < 0.001); less oral streptococci (7.8/million compared to 5.1/million, p < 0.001), but an increase of group D streptococci (5.3/million compared to 6.2/million, p = 0.67) and streptococci (4.9 cases/million compared to 5.7 cases/million, p = 0.97); an increase of surgery during the hospital stay (31.2% compared to 49.7% p < 0.001); a lower hospital death rate (21.6% compared to 16.6%, p = 0.008).
Mots clés : Infective endocarditis ; Epidemiology ; Streptococcus ; Staphylococcus.
Plan
Vol 32 - N° 11
P. 596-604 - décembre 2002 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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