Évaluation des risques psychosociaux de la population des personnels de l’Université Claude Bernard Lyon 1 : identification de populations à risque - 14/03/20
Psychosocial risks’ evaluation among the workers of Claude Bernard Univesity Lyon 1: Identification of at-risk populations
, A. Paul a, b, E. Fort a, Y. Bridaï c, B. Charbotel a, b, cRésumé |
Objectifs |
Les objectifs de cette enquête étaient d’évaluer les contraintes psychosociales auxquelles sont soumis les personnels de l’université, d’identifier des populations à risque et de rechercher des facteurs de risques de situations favorisant les RPS.
Méthodes |
Les données ont été recueilles grâce à un questionnaire proposé à l’ensemble des personnels de l’université via une application Internet sécurisée avec accès individuel. Ce questionnaire comprenait des items suggérés par le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche en matière d’évaluation des RPS. Nous avons utilisé aussi les échelles d’évaluation de Karasek, de Siegrist, et le QSP-9 qui permettait de s’intéresser au champ de la santé mentale.
Résultats |
1031 répondants ont participé, soit 22,4 % de l’effectif total de l’université. Les répondeurs de cette enquête présentaient une demande psychologique et une latitude décisionnelle plus importantes que la population française active. Les BIATSS titulaire/CDI de catégorie C étaient les plus exposés au « jobstrain » et au manque de reconnaissance. Les femmes étaient plus exposées au « jobstrain », au manque de reconnaissance et à la violence sur le lieu de travail. Les doctorants, les enseignants titulaires comme les contractuels, les chercheurs et enseignants chercheurs étaient plus touchés que les autres personnels par le surinvestissement. Une prévalence de 10,4 % de symptômes d’épisode dépressif majeur et 8,2 % d’idées suicidaires a été observée sur l’ensemble de l’effectif. Les doctorants ainsi que la classe des enseignants et chercheurs contractuels présentaient un surrisque avec respectivement 15,5 % et 11,1 % d’idées suicidaires.
Conclusion |
Ce travail a contribué à mieux définir les risques psychosociaux présents à l’université, ce qui permettra de développer un plan de prévention adapté aux situations mises en évidence selon les catégories socioprofessionnelles.
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Vol 81 - N° 1
P. 83 - février 2020 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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