À domicile : comment accompagner les aidants pour mieux nourrir les aidés ? - 11/05/20
, A. Roger 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, B. Lesourd 9, C. Sulmont-Rossé 4, 5, 6, 7, 8, T. Corbière 1, 2, 3, M. Martin 9, M. Levasseur 9, V. Van Wymelbeke 4, 5, 6, 7, 8, 10RENESSENS
Résumé |
Introduction et but de l’étude |
Parmi les personnes âgées vivant à domicile dépendantes pour leur alimentation, une personne sur deux est dénutrie ou à risque de dénutrition. Les aidants familiaux ou professionnels, qui les accompagnent au quotidien, sont souvent démunis. Dans le cadre de l’étude RENESSENS, l’objectif était de proposer un accompagnement nutritionnel et d’évaluer son impact sur les changements de pratiques auprès de personnes âgées vivant à domicile et bénéficiant d’une aide pour la préparation des repas.
Matériel et méthodes |
Sur Angers et Clermont-Ferrand, 39 binômes aidant-aidé ont été recrutés (54 % de femmes ; 70–101 ans ; âge moyen 86 ans), 27 avec un aidant familial, en général le conjoint ou la fille, et 12 avec un aidant professionnel. Pendant 8 semaines, chaque binôme a été accompagné par une diététicienne. Un rendez-vous initial permettait à la diététicienne d’évaluer la prise alimentaire de la personne âgée et de donner des premiers conseils diététiques. Après trois semaines, l’aidant participait à une formation sur la dénutrition de la personne âgée, les difficultés rencontrées par cette dernière dans son alimentation et les solutions pour y remédier. À la suite de cette formation, la diététicienne accompagnait l’aidant au travers de contacts réguliers, afin d’adapter les menus et les repas aux besoins nutritionnels de la personne âgée, tout en respectant les préférences et les habitudes alimentaires de cette dernière.
Résultats et analyse statistique |
Les résultats ont montré que le suivi diététique personnalisé pouvait amener un changement des pratiques et avoir un effet bénéfique sur l’aidé (augmentation des ingestas), mais aussi sur l’aidant (sentiment d’être écouté et rassuré). Cependant, le succès de cet accompagnement reste dépendant de facteurs socio-économiques (niveau de revenu), physiologiques (état de santé de l’aidé et donc du niveau de dépendance) ou psychologiques (compliance de l’aidé, motivation de l’aidant).
Conclusion |
Ce travail a montré la véritable plus-value d’un accompagnement personnalisé et régulier sur la dynamique aidant-aidé par rapport à une simple consultation de diététique.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 34 - N° 1
P. 53 - avril 2020 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?
