Infection de prothèse articulaire à Pseudomonas aeruginosa : évolution à 2 ans de 44 patients - 22/08/20
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Résumé |
Introduction |
Les infections de prothèse articulaire (IPA) à P. aeruginosa sont rares (3 à 5,5 %) et les données de la littérature limitées. Le traitement est difficile du fait des résistances naturelles et acquises, le pronostic moins bon que pour les IPA à cocci Gram positif. L’objectif de l’étude était de décrire les caractéristiques, le traitement et l’évolution à 2 ans des IPA à P. aeruginosa dans notre centre.
Matériels et méthodes |
Étude de cohorte monocentrique (08/2004–10/2018) incluant toutes les IPA à P. aeruginosa, mono- et plurimicrobiennes. Extraction des données à partir d’une base prospective, description des caractéristiques microbiologiques, de la stratégie médicochirurgicale et de l’évolution à 2 ans. Les évènements suivants ont été notés : rechute, nouvelle IPA, décès lié à l’infection. Les résultats sont exprimés en médiane [min–max].
Résultats |
Quarante-quatre patients (29 femmes/15 hommes ; 27 hanches, 16 genoux, 1 épaule), âgés de 72 [35–90] ans ont été inclus. Dix (23 %) étaient immunodéprimés, 14 (32 %) avaient un antécédent d’IPA au même site, 27 % (n=12) étaient plurimicrobiennes ; 19 souches étaient sauvages, 8 résistantes à la ciprofloxacine, 2 à la ceftazidime.
La durée d’évolution des symptômes était de 190 [5–1473] jours. Une seule IPA était hématogène d’origine urinaire, la majorité de type chronique tardive (n=33, 75 %).
Quarante et un patients ont bénéficié d’un traitement chirurgical curatif dont 27 changements en 1 temps (65 %), 5 changements en 2 temps, 3 excision-lavage-synovectomies (ELS).
Trente (73 %) ont reçu une antibiothérapie préopératoire, de 5,5 [3–9,5] jours. En postopératoire, 30 (73 %) ont reçu une bêtalactamine intraveineuse associée à de la ciprofloxacine per os pendant 6 semaines puis de la ciprofloxacine per os seule 6 semaines ; 11 ont reçu un traitement intraveineux exclusif de 12 semaines dont 36 [24–62] jours d’association bêtalactamine et fosfomycine ou colistine. L’antibiothérapie a initialement compris un aminoside dans 19 cas (4 [2–21] jours).
À 2 ans, 35/41 (85 %) n’avaient présenté aucun évènement. Un patient, traité par ELS puis bi-antibiothérapie 6 semaines a rechuté tardivement 710jours après la chirurgie. Trois patients ont développé une nouvelle IPA, plurimicrobienne dans tous les cas. Deux de ces trois patients avaient bénéficié d’une mise en résection. On a observé deux décès liés dont un choc septique et un syndrome de glissement.
Trois ont reçu une antibiothérapie suppressive prolongée.
Conclusion |
L’évolution à 2 ans de notre cohorte, caractérisée par une majorité d’IPA chroniques traitées par changement prothétique et une bi-antibiothérapie IV prolongée, a été favorable dans plus de 80 % des cas, taux plus élevé que ceux de la littérature (∼70 %).
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Vol 50 - N° 6S
P. S129-S130 - septembre 2020 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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