Caractérisation des expositions professionnelles à la silice cristalline–expertise Anses - 27/09/20
, Jean-François Bernaudin 2, Patrick Brochard 3, Catherine Cavalin 4, Jean-Dominique Dewitte 5, Clémence Fourneau 1, Bice Fubini 6, Catherine Hédouin-langlet 7, Marie-Claude Jaurand 8, Patrick Jego 9, Davy Rousset 10, Christophe Paris 9Résumé |
Dans le cadre de son expertise collective visant évaluer les risques pour la santé des travailleurs exposés à la silice cristalline en France, l’Anses a réalisé une caractérisation des expositions à la silice cristalline par secteur d’activité en s’appuyant sur les données de mesures d’exposition disponibles dans les bases de données Colchic® et Scola® et sur les données de prévalence d’exposition issues des enquêtes SUMER 2010 et 2017. Ce travail a permis d’identifier les secteurs d’activité, les tâches et les métiers pour lesquels les niveaux d’exposition excèdent certains seuils. Les seuils pris en compte correspondent à la valeur limite d’exposition professionnelle (VLEP-8 h) réglementaire en France pour le quartz (0,1 mg.m −3 ), à la VLEP-8 h recommandée pour la silice cristalline par différents organismes dont le SCOEL et l’OSHA (0,05 mg.m −3 ), et à la VLEP-8 h la plus basse actuellement définie par l’ACGIH et retenue comme seuil d’action par l’OSHA (0,025 mg.m −3 ). D’autres sources de données ont également été investiguées en vue d’évaluer les expositions professionnelles à la silice cristalline notamment les matrices emplois expositions disponibles et une revue de la littérature scientifique. Par ailleurs, une synthèse des données disponibles relatives aux expositions à des particules ultrafines de silice cristalline a été réalisée. Ainsi, en France près de 365 000 travailleurs seraient exposés par inhalation à la silice cristalline, en particulier au quartz. Selon la méthode suivie, entre 23 000 et 30 000 salariés seraient exposés au-delà de 0,1 mg.m −3 . L’ensemble des données d’exposition convergent pour indiquer que quatre secteurs d’activité sont plus particulièrement concernés, avec des niveaux d’exposition à la silice cristalline plus élevés et des dépassements fréquents des valeurs limites actuelles : La construction, La fabrication de produits minéraux non métalliques, la métallurgie et les industries extractives. Une présentation de ces résultats, sera réalisée après un rappel sur les enjeux liés aux méthodes de mesures d’exposition à la silice cristalline. Enfin, les principales recommandations émises par l’Anses en matière de prévention et portant sur les expositions à la silice cristalline seront exposées. Deux autres présentations sont consacrées à l’analyse des données relatives aux effets sanitaires associés à des expositions à la silice cristalline et à l’adaptation de la méthode standardisée de lecture et d’évaluation des revues de synthèses scientifiques (R-Amstar) aux études épidémiologiques et toxicologiques réalisées dans le cadre de cette expertise.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Silice cristalline, Exposition professionnelle, Risques sanitaires, Prévention
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Vol 81 - N° 5
P. 675 - octobre 2020 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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