Évaluation rétrospective de l’implantation transcaverneuse du sphincter urinaire artificiel AMS 800™ post-radiothérapie : étude monocentrique de 27 cas - 04/11/20
Résumé |
Objectifs |
Les résultats de la littérature concernant les effets de la radiothérapie avant la pose d’un sphincter artificiel AMS 800™ (SA) pour la prise en charge d’une incontinence urinaire sévère sont discordants.
La conférence de consensus de 2015 ne propose que des recommandations de grade D concernant la technique opératoire.
Nous rapportons ici l’expérience monocentrique mono-opérateur de 27 patients irradiés implantés.
Méthodes |
Une base de données des patients prostatectomisés et irradiés, implantés d’un SA dans notre établissement a été utilisée pour effectuer une revue rétrospective. Les critères de survie du dispositif, l’infection/l’érosion et le dysfonctionnement du dispositif ont été évalués.
Entre 2012 et 2020, 220 primo-implantations de SA ont été réalisées par le même opérateur. Vingt-sept avaient précédemment subi une irradiation pelvienne en complément d’une chirurgie prostatique.
Toutes les implantations avaient lieu au minimum 1 an après la fin de la radiothérapie, après un bilan urodynamique et une fibroscopie. La pose était systématiquement faite par voie transcaverneuse par choix de l’opérateur.
Résultats |
L’âge moyen était de 72 ans (69–88).
Trois (11 %) avaient été traités d’une sténose urétrale.
Toutes les procédures se sont déroulées sans difficulté. Le temps moyen de pose est de 78minutes (67 à 280).
Le suivi moyen est de 18 mois (6–96).
À 12 mois de suivi, 21 (78 %) sont secs et 3 (11 %) très améliorés (une protection par jour). Trois ont dégradé progressivement leur continence avec une altération de la compliance vésicale.
Quatre (15 %) ont été explantés. Deux dans le mois postopératoire pour un hématome surinfecté sous anticoagulants et 2 pour une érosion tardive 30 mois après implantation.
Un patient a présenté une panne mécanique nécessitant un changement itératif.
Cinq ont été perdus de vu, un an après l’implantation.
Conclusion |
Cette série homogène semble prouver qu’un antécédent d’irradiation pelvienne, associé au choix d’une pose par voie transcaverneuse, ne constitue pas en soit une contre-indication à l’implantation d’un SA AMS 800™. Au contraire, les taux de succès et de complications semblent être aussi proches que ceux de la littérature des patients non irradiés.
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Vol 30 - N° 13
P. 782 - novembre 2020 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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